Hystérie-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Articles dans la catégorie ‘Hystérie’

Freud et Lacan lisent Hamlet

mercredi 24 septembre 2014

laurence6-44391 Dans le séminaire « Le désir et son interprétation », Lacan commence par évoquer des rêves de mort du père puis il reprend ensuite très longuement le grand rêve du patient d’Ella Sharpe, le rêve dit du chaperon. Ce n’est qu’en troisième partie de ce séminaire qui entreprendra une lecture ligne à ligne de la tragédie d’Hamlet. Certes on peut justifier cet enchaînement du séminaire par son point de départ qui est celui du désir de la mort du père, désir qui est commun aussi bien au patient d’Ella Sharpe qu’à cet être de fiction, ce personnage d’Hamlet, mais cela ne saurait suffire par rapport au titre de ce séminaire qui pose la question du désir et de son interprétation et donc l’accès ou non à l’objet féminin. Or comme le plus souvent c’est par un retour au texte de Freud, que nous pouvons donner un bel éclairage du fil conducteur qui anime ce séminaire de Lacan. Il nous permet de l’interpréter. …Lire la suite

Du désir insatisfait de l’hystérique au désir impossible de l’obsessionnel

mercredi 4 juin 2014

 

 Dans cette séance du 14 mai 1958 Lacan commence une approche de la structure de la névrose obsessionnelle en prenant appui sur les trois textes de Maurice Bouvet qui méritent tous trois une lecture approfondie.

Ce sont respectivement, « Le moi dans la névrose obsessionnelle », « Importance de l’aspect homosexuel du transfert dans le traitement de quatre cas de névrose obsessionnelle masculine », « Les incidences thérapeutiques de la prise de conscience de l’envie du pénis dans la névrose obsessionnelle féminine ». …Lire la suite

« Il n’y a d’analyse que du particulier »

mercredi 26 février 2014

On éprouve le besoin d’aérer un peu ce texte d’Inhibition, symptôme et angoisse, en repartant en effet d’exemples cliniques, car il relève d’une sorte de mathématisation de la théorie freudienne. C’est ce que Freud lui-même a fait en reprenant, pour les comparer l’analyse de la phobie de l’Homme aux loups et celle du Petit Hans …Lire la suite

Une hallucination hystérique, celle de Lucy, une des héroïnes des Etudes sur l’hystérie

samedi 25 janvier 2014

 

 

 

En ce début de chapitre V d’Inhibition, symptôme et angoisse, Freud évoque tout d’abord la question des symptômes hystériques et notamment la question de ce qu’est la « conversion hystérique »,  comment ils deviennent  symptômes corporels : …Lire la suite

Les hommes hystériques, ces ambassadeurs oubliés du pays de l’Inconscient

vendredi 13 décembre 2013

 

 

A une lecture attentive du texte de Freud, on découvre que l’hystérie masculine, qui a pourtant joué un rôle décisif dans l’invention de la psychanalyse est le plus souvent élidée, oubliée, au profit de l’hystérie féminine, mais qu’elle ressurgit quand même, toujours à point nommé, à tous les temps d’émergence et de franchissement de la théorie analytique. Elle est toujours associée à ses grands moments de fécondité.

Mais pour pouvoir donner du poids à cette hypothèse de travail, je voudrais dégager, à partir du texte freudien et en le suivant de près, cinq axiomes, cinq théorèmes qui fondent la logique du symptôme hystérique et qui ont permis à Freud d’inventer ce champ de la psychanalyse. C’est ce que je vais essayer de développer pour vous, sous ce titre : Les hommes hystériques, ces ambassadeurs oubliés du pays de l‘inconscient.

Donc les symptômes de toutes ces belles dames de la société viennoise, celles qui tombaient en pâmoison dans les bras de leur médecin, ont réussi à faire oublier qu’il existait une véritable internationale de l’hystérie masculine. Car ces hommes hystériques, eux, ne sont pas de la Haute. Ce sont surtout des prolétaires, ouvriers du bâtiment, chauffeurs de locomotive ou conducteurs de tramway.

Ces hommes hystériques, ces ouvriers de la grande œuvre freudienne, sont là, dès 1886, au moment où Freud revient de Paris avec son précieux butin, tout ce qu’il appris de Charcot, avec ses souvenirs de La Salpétrière. …Lire la suite

A propos de l’angoisse comme concept (angoisse de réel et angoisse de désir)

lundi 7 octobre 2013

 

Donc voici quelques repères de dates au moment où nous commençons à lire « Inhibition, symptôme, angoisse » pour nous préparer à notre lecture du Petit Hans :

 

Le texte Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans est publié en 1909.

Le texte de l’Homme aux loups par Freud a été rédigé peu après la conclusion du traitement en 1914/1915 et publié plus tard. Freud lui-même le rattache en note à son autre texte « Contribution à l’histoire du mouvement analytique ».

Introduction à la psychanalyse date de 1915 et 1916.

La métapsychologie est également de 1915.

L’au-delà du principe de plaisir est de 1920

Inhibition, symptôme, angoisse de 1926 mais écrit au cours de l’été 1925. …Lire la suite

Fantasme, symptôme et Idéal du moi sur le graphe du désir

lundi 4 février 2013

 

J’ai repensé ce matin à cette question du fantasme et à ce qu’il devient au cours de l’analyse. il y a un texte qui me sert toujours de référence et que je trouve absolument magnifique pour sa grand rigueur logique, c’est le texte de Freud « Les fantasmes hystériques dans leur rapport à la bisexualité ».  Ces fantasmes sont toujours des fantasmes inconscients et on ne peut les retrouver qu’une fois les symptômes interprétés. Cela c’est le premier point. Mais d’autre part ces symptômes participent à la formation de l’Idéal du moi à la sortie de l’œdipe. Exemple c’est en toussant comme son père que Dora s’identifie à lui (ce faisant ce n’est pas à sa mère qu’elle s’identifie) …Lire la suite

Une des lettres à Nathanaël (extrait de mon livre paru chez L’Harmattan)

samedi 19 janvier 2013

Un de mes amis, Nouredine Boukhsibi,  a traduit en arabe cette lettre extraite de mon livre « Lettres à Nathanaël ; une invitation à la psychanalyse », paru chez L’Harmattan en octobre 2005. Elle a été publiée dans une revue électronique. Je mets ici sa version en français.

 Lettre 20 – A chacune son symptôme

 juillet 2002

Cher Nathanaël, dans ma dernière lettre, je t’ai décrit les amours embaumées de l’obsessionnel, mais les femmes rencontrent, elles aussi, des difficultés sur les chemins d’accès à leur féminité. Elles aussi font des détours par des identifications à l’autre sexe.

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D’Hamlet à Timon d’Athènes, l’aversion de la sexualité

mercredi 2 janvier 2013

 

 

 

Dans l’interprétation des rêves, Freud évoque pour la première fois la tragédie d’Hamlet en la comparant à celle d’Œdipe Roi (p.230). Il souligne le fait qu’entre les deux tragédies le travail de refoulement a eu lieu. Dans Hamlet on ne retrouve plus comme traces de ces  désirs oedipiens que les scrupules de conscience du héros et son impossibilité d’agir. Freud le qualifie d’hystérique ce qui en soit est quand même surprenant puisqu’on ne trouve pas chez lui trace de ce que Freud a qualifié de saut dans le corporel qui caractérise la névrose hystérique mais sans doute Freud a-t-il retenu cette troisième forme d’identification qu’il a décrite, l’identification hystérique au désir de l’Autre,  en tant qu’ Hamlet s’était identifié à son oncle, celui qui avait réalisé son vœu le plus secret, celui de coucher avec sa mère et de tuer son père. Dans la même veine il évoque aussi cet autre symptôme que nous retrouvons chez Dora, celui du dégoût de la sexualité. Freud utilise même le terme d’aversion : « L’horreur qui devrait le pousser à la vengeance est remplacée par des remords, des scrupules de conscience. Il lui semble qu’à y regarder de plus près qu’il n’est pas meilleur que le pécheur qu’il veut punir. Je viens de traduire en termes conscients ce qui doit demeurer inconscient dans l’âme du héros ; si on dit après cela qu’Hamlet était hystérique, ce ne sera qu’une des conséquences de mon interprétation. L’aversion pour la sexualité que trahissent ses conversations avec Ophélie, concorde avec ce symptôme. Cette aversion qui devait grandir toujours davantage chez le poète, dans les années qui suivirent, jusqu’à atteindre son point culminant dans Timon d’Athènes. » …Lire la suite

Secret analytique et secret médical

mercredi 8 septembre 2010

Dans les préambules aussi bien au texte de Dora que de celui de Ernst, Freud nous fait part de ses scrupules devant ce qu’il ressent pourtant comme une nécessité celle de rendre compte de ce qui se passe dans une analyse et de démontrer en quoi elle peut être efficace dans la résolution des symptômes et ce donc en franchissant ce qui est pour lui et pour tout médecin, un interdit, celui de trahir le secret médical, qui, avec Freud, devient secret analytique. …Lire la suite