Conférence à Montpellier le 25 avril 2009

 

couverturelivrebleuPour présenter mon nouveau livre, Le livre bleu d’une psychanalyste ; Une lecture singulière de Lacan

 

A la question que pose Jacques, qu’est qu’un père ?, je vous propose d’en rajouter une autre : Comment le père intervient-il pour que la primitive relation à la mère ne se transforme pas en cauchemar, un cauchemar dont on n’arrive pas à se réveiller, alors que cette relation est source de toutes les félicités et modèle de toutes les satisfactions futures dans l’amour qui peut naître entre un homme et une femme ? Continuer la lecture de Conférence à Montpellier le 25 avril 2009

Le rêve du savetier dans l’analyse de Renée (3)

Ce rêve est le rêve princeps de cette observation. Bouvet le repère comme étant un moment décisif de cette analyse. On ne peut que lui donner raison pour ce repérage. Cependant on peut donner à ce rêve une toute autre interprétation. Continuer la lecture de Le rêve du savetier dans l’analyse de Renée (3)

Les Trois temps de L’Œdipe et les trois pères

rome-061Comment le père imaginaire étaye la fonction du père réel, vient à son secours

 Quelle est la fonction du père, dans la relation de l’enfant à sa mère ?
Lacan nous a donné ces rigoureux repères de structure :
-En trois temps, les trois temps de l’Oedipe, chaque petit sujet s’inscrit dans le monde symbolique avec l’aide de la métaphore paternelle. Cette métaphore lui assure son inscription comme être sexué, comme homme ou comme femme, et lui ouvre aussi tout le champ des sublimations que nous offre la civilisation. Continuer la lecture de Les Trois temps de L’Œdipe et les trois pères

La Verleugnung, le démenti de la castration, dans la névrose et la perversion

tableau28_webDeux textes de Freud nous permettent de spécifier les trois définitions que nous pouvons établir de cette dite perversion.
La première, celle de la perversion en tant que structure opposée à la névrose et à la psychose est décrite dans son texte intitulé « Le fétichisme », les deux autres, version vers le père et perversion polymorphe du mâle, comme étant la façon mâle de rater mais aussi de réussir le rapport sexuel, sont explicitées l’une et l’autre dans « clivage du moi et mécanismes de défense . L’un concerne donc la perversion en tant que structure, l’autre la névrose. Il vaut donc la peine de les relire pas à pas car on peut y vérifier que le processus de clivage n’est pas du tout le même pour les deux. Continuer la lecture de La Verleugnung, le démenti de la castration, dans la névrose et la perversion

Quand sont encore adorées les vieilles idoles

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J’ai retrouvé dans un numéro de l’Evolution psychiatrique de 1938 un article de Jean Picard qui a été brièvement commenté par Lacan et qui nous donne une vue saisissante de ce que peut être un enfermement dans l’empire maternel. Le titre est en lui-même un vrai fourre-tout à la fois clinique et théorique mais il révèle bien ce qui était les intentions de l’auteur celui d’échapper à tout dogmatisme. Il a donc pour nom :  » Mécanismes névrotiques dans les psychoses : Oedipe, homosexualité, théâtralisme hystérique et perversité « . De fait ces observations ont entre elles, malgré les apparences, une très grand unité : elles sont toutes placées sous le signe de la mère et correspondent toutes à ce qu’on pourrait appeler des formes graves d’hystérie. Continuer la lecture de Quand sont encore adorées les vieilles idoles

La version vers le père et la perversion du père

 

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Dans le séminaire des Non-dupes errent Lacan introduisait la question de la père-version ainsi :  » Un père n’a droit au respect, sinon à l’amour, que si le dit respect, le dit amour, est, vous n’allez pas en croire vos oreilles, père-versement orienté, c’est à dire fait d’une femme, objet a qui cause son désir » (séance du 21 janvier 1975).Dans ce repérage qu’il nous propose, Lacan utilise deux équivoques, celle tout d’abord de la père-version. Continuer la lecture de La version vers le père et la perversion du père

Des mises à mal de la fonction paternelle dans le champ social

“Bon sang ne saurait mentir”. Ce dicton était encore il y a quelque temps une métaphore poétique qui inscrivait ainsi dans la lignée paternelle un fils ou une fille qui héritait donc des qualités de ses ancêtres dans les différents champs possibles que nous offre la civilisation, celui de l’art, de la politique ou de la science.

De nos jours, ce dicton a perdu sa portée métaphorique, il doit être pris à la lettre, ce bon sang qui ne saurait mentir est celui des tests de paternité. Continuer la lecture de Des mises à mal de la fonction paternelle dans le champ social

Joyce taquinait-il la muse ou était-il plutôt taquiné, persécuté par elle ?

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Dans le séminaire du Sinthome, Lacan se pose la question de savoir si Joyce était fou. Il tente d’y répondre par le biais de deux autres questions. Joyce se prenait-il oui ou non pour un rédempteur, un sauveur ? Et par quoi ses écrits lui avaient-ils été inspirés ? La question se pose donc de savoir si, selon l’expression, il taquinait la muse ou s’il était plutôt taquiné par elle, voire persécuté. Continuer la lecture de Joyce taquinait-il la muse ou était-il plutôt taquiné, persécuté par elle ?