Le goût de la psychanalyse - Page 4 sur 28 - Liliane Fainsilber Le goût de la psychanalyse

Elle chante, elle rit, elle instruit, elle subvertit, elle est “tout langage” : L’expérience d’une psychanalyse n’est pas de tout repos, aussi bien, pour l’analysant que pour l’analyste mais tous deux peuvent aussi y trouver quelques plaisirs et quelques joies avec la découverte des plus jolies fleurs de l’inconscient. Rêves, lapsus et surtout traits d’esprit suffisent à susciter pour chacun ce goût de la psychanalyse. Avec les quelques pages de ce site nous souhaitons vous faire venir l’eau à la bouche, vous mettre en appétit. Ce site du goût de la psychanalyse est très ancien. J’essaie de le rendre plus vivant sous la forme de ce blog. Mais il est pour l’instant en plein chantier. Le temps qu’il prenne un aspect plus avenant, reportez vous à l’ancienne adresse.

10 – Moustache et monocle du père

22 mars 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansAu bas de la page 119 Freud décrit ce qui s’est passé au cours de sa rencontre avec le Petit-Hans en présence de son père. Nous assistons sans doute ainsi à la première séance d’une analyse d’enfant. On y découvre il me semble le côté primesautier de Freud, sa spontanéité.

«  Cet après-midi là, le père et le fils vinrent me voir à ma consultation. Je connaissais déjà le drôle de petit bonhomme et, avec toute son assurance, il était si gentil que j’avais eu chaque fois plaisir à la voir. Je ne sais s’il se souvenait de moi, mais il se comporta de façon irréprochable et comme un membre tout à fait raisonnable de la société humaine. La consultation fut courte. Le père commença par dire que, malgré tous les éclaircissements donnés à Hans, sa peur des chevaux n’avait pas diminué. » …Lire la suite

Jouissance clitoridienne et jouissance vaginale

9 mars 2015 par Liliane Fainsilber

sainte thérèse d'avilaFreud les avait dénommées ainsi : jouissance clitoridienne et jouissance vaginale. Il faudrait les reprendre dans le texte freudien. Je ne sais plus où mais je me souviens qu’au moment où il décrit la façon dont l’une doit céder la place à l’autre, il trouve cette jolie métaphore, il compare la jouissance clitoridienne à la façon dont on doit démarrer un feu de bois à l’aide de petites brindilles, pour pouvoir faire un beau feu de cheminée. C’est la fonction de la jouissance clitoridienne, elle met le feu aux grosses bûches. C’est vrai que, dans le séminaire Encore, Lacan énonce que cette autre jouissance dite vaginale est de l’ordre de la mystique et qu’il essaie de la nommer d’une autre façon, jouissance supplémentaire, jouissance au-delà du phallus ou encore l’autre jouissance, mais il n’empêche qu’il utilise ce terme de jouissance vaginale dans ce chapitre même « Dieu et la jouissance de la femme » (la barré), même si c’est pour le regretter. C’est au bas de la page 69 : «  Bien entendu, tout ça dans le discours, hélas, de Freud comme dans l’amour courtois est recouvert pas de menues considérations sur la jouissance clitoridienne et sur la jouissance qu’on appelle comme on peut l’autre justement, celle que je suis entrain d’essayer de vous faire aborder par la voie logique car il n’y en a pas d’autre. Ce qui laisse quelque chance à ce que j’avance, à savoir que de cette jouissance, la femme ne sait rien, c’est que depuis le temps qu’on les supplie […] je parlais la dernière fois des psychanalystes femmes […] on n’a jamais rien pu en tirer. Alors on l’appelle comme on peut cette jouissance, vaginale, on parle pôle postérieur du museau de l’utérus et autres conneries, c’est le cas de le dire ». …Lire la suite

La question de l’ex-sistence en lien avec l’Autre jouissance

5 mars 2015 par Liliane Fainsilber

10945516_10203186731181446_8957923291270124024_nDans cette séance du séminaire Encore où il aborde la façon femelle de rater le rapport sexuel et d’y suppléer, Lacan évoque les deux formes de jouissance féminine, tout d’abord, la jouissance phallique, celle où Juliette fait de son Roméo, son oiseau, et l’autre jouissance, qui classiquement fait référence à la jouissance vaginale, opposée à la jouissance clitoridienne.
Au moment où il l’aborde il effectue une sorte d’appel aux hommes, aux hommes qui l’entourent, qui sont entrain de l’écouter : « Vous vous êtes peut-être aperçus – je parle naturellement ici aux quelques semblants d’hommes que je vois par ci, par là […] que comme ça, de temps en temps, entre deux portes, il y a quelque chose qui les secoue, les femmes, ou qui les secourt. Quand vous regarderez l’étymologie de ces deux mots dans le Bloch et Von Van Wartburg […] vous verrez le rapport qu’il y a entre eux. Ce n’est pas quelque chose qui arrive par hasard quand même… » …Lire la suite

8 – L’apparition de la girafe chiffonnée comme « mise en acte du symbolique comme tel »

19 février 2015 par Liliane Fainsilber

Lacan et le petit-HansC’est ce passage dans la séance du 2o décembre 1961 du séminaire l’Identification que l’on trouve ce commentaire de Lacan à propos de la girafe chiffonnée du petit Hans. Il en fait l’exemple même de « l’apparition du symbolique comme tel dans la dialectique psychique ». …Lire la suite

Le masque du symptôme, l’Idéal du moi et le Surmoi

3 janvier 2015 par Liliane Fainsilber

Dans le séminaire des Formations de l’inconscient, séance du 16 avril 1958, Lacan inscrit sur le graphe du désir, les deux formations freudiennes qui ont surgi ensemble dans la théorie freudienne, celles de l’Idéal du moi et du Surmoi.Il les reprend en fonction de ces trois lignes d’écritures qu’il avait inventées les séances précédentes,

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Qu’est-ce que le père réel ?

23 novembre 2014 par Liliane Fainsilber

 Les lecteurs de Lacan, et parmi eux, surtout les analysants et les analystes, ont souvent quelques difficultés avec les trois pères qualifiés par lui de  » père symbolique « ,  » père imaginaire  » et  » père réel « . Ils ont souvent d’autant plus de mal qu’ils ont en quelque sorte à raccorder et surtout à rendre cohérent ce qu’il en dit tout au long de ses trente ans de séminaires. …Lire la suite

8- Le fantasme des deux girafes

21 novembre 2014 par Liliane Fainsilber

 

 Ce fantasme est une étape essentielle de ce que Lacan a appelé cette « phobie en marche ». Il est mentionné page 116 et 117 des cinq psychanalyses. Dans la nuit du 26 au 27 mars, donc plus de trois mois après le début de ses troubles, le père du Petit Hans rapporte ainsi ce fantasme de deux girafes : …Lire la suite

7 – « Une phobie en marche »

5 novembre 2014 par Liliane Fainsilber

Je suis toujours épatée de constater à quel point Lacan nous aide tellement à relire Freud. On ne peut que le constater à propos de ce qu’il nous dit de la phobie du Petit Hans, dans La relation d’objet (séance du 13 mars 1957) : «  Ce sur quoi je veux vous laisser c’est de vous demander d’ici la prochaine fois de reprendre le texte du Petit Hans et de vous apercevoir que c’est une phobie sans aucun doute mais si je puis dire une phobie en marche. Dès qu’elle est apparue tout de suite les parents ont pris le fil et jusqu’au point où elle se termine le père ne le quitte pas. » …Lire la suite

L’art d’interpréter les obsessions par rapport à l’art d’interpréter les rêves

2 novembre 2014 par Liliane Fainsilber

Dans le grand texte des cinq psychanalyses, Freud a entrepris de décrire l’Histoire de l’Homme aux rats, faisant ainsi la magnifique approche théorique et surtout clinique de ce qu’est la structure d’une névrose obsessionnelle.

Dans ce texte, il rédige un paragraphe ayant pour titre « quelques obsessions et leur explication »1 …Lire la suite

6 – Investigations sur l’existence du fait-pipi et les affres du complexe de castration du Petit-Hans

18 octobre 2014 par Liliane Fainsilber

Nous en sommes au chapitre II qui a pour titre «  Histoire de la maladie et analyse », et au second sous-chapitre, à la page 110 des cinq psychanalyses. L’histoire de la maladie est composée des notes que le père du Petit-Hans faisait parvenir à Freud et bien sûr accompagné de ses commentaires. Ces notes sont datées et d’ailleurs divisées en sous-chapitres. Les premières que nous avons déjà relues sont datées des premiers jours de janvier de l’année 1908. lElles relatent l’apparition de sa phobie. Elle a été précédée d’un rêve d’angoisse. Il ne peut pas sortir dans la rue parce qu’il a peur qu’un cheval ne le morde. Nous avons déjà mis en place la triade, inhibition, symptôme, angoisse. …Lire la suite