La névrose obsessionnelle-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Articles dans la catégorie ‘La névrose obsessionnelle’

« Sous la pantoufle de sa femme »… et de ses psychanalystes

vendredi 28 décembre 2012

Très surprenant : alors que dans les trois premiers chapitres j’ai trouvé l’approche analytique de Ruth très pertinente, soudain dans ce nouveau chapitre « Le cours de l’analyse actuelle » elle est très antipathique. Je la trouve culottée et trop sûre d’elle et même animée de mauvaises intentions à l’égard de son analysant. En bref le contre-transfert semble plutôt négatif. …Lire la suite

La note de Ruth Mack Brunswick ou comment la vérité sort de la bouche des analysants

mardi 11 décembre 2012

 

 

 

Au fond,  les symptômes de Sergeï, son activité quasi-délirante à propos de son nez et de ses dents,   se déploient entre deux repères de temps tous deux en rapport avec Freud, deux interventions de Freud, la première réelle, son opération sur la mâchoire pour tenter d’enrayer l’évolution de son cancer, la seconde une intervention psychique, là aussi dans le réel, celle qui avait consisté à lui demander par lettre  et à nouveau des détails concernant son rêve des loups. …Lire la suite

Les symptômes de l’Homme aux loups comme un appel désespéré à la castration symbolique

samedi 1 décembre 2012

 

Ce chapitre écrit par Ruth Mack Brunswick « Historique de la maladie actuelle » est un extraordinaire document clinique,  il devrait être utilisé comme test pour mesurer les dons d’interprétation de celui ou de celle qui souhaiterait devenir psychanalyste – je plaisante bien sûr –   par contre il important de souligner que pour s’y retrouver dans ce véritable imbroglio il est absolument nécessaire d’utiliser les trois registres lacaniens  du réel, de l’imaginaire et du symbolique et notamment de les utiliser à propos de ces fantasmes de castration imaginaire que l’Homme aux loups  essaie de faire réaliser dans le réel, par des opérations sur son nez ou sur ses dents, faute d’avoir pu effectuer, par rapport au désir de Freud, une vraie castration symbolique, castration qui consiste à séparer son désir du désir de l’Autre. En effet l’Homme aux loups est comme une mouche qui se débat en vain dans une immense toile d’araignée, celle du désir de Freud. …Lire la suite

L’homme aux loups entre dermatologues, dentistes et analystes

jeudi 29 novembre 2012

 

Sur deux trois pages les déboires de l’homme aux loups à propos de son nez sont abondamment décrits, Ruth Mack Brunswick[1] ne nous épargne rien mais au milieu de ces nombreux détails j’ai repéré trois points qui ont attiré tout spécialement mon attention …Lire la suite

Une maladresse de style comme formation de l’inconscient

samedi 17 novembre 2012

Je vous propose à la lecture une petite  formation de l’inconscient qui, je crois,  n’a jamais été encore décrite : celle d’une maladresse de style qui n’est pas en mon honneur : Nous étions  entrain de travailler,  dans notre groupe de lecture des cinq psychanalyses, le début du texte de l’Homme aux rats. Freud essaie de décrire le mieux possible le grand délire obsessionnel de Ernst Lanzer, toutes les prouesses qu’il a du faire pour tenter de rembourser une dette qu’il n’avait jamais contractée  au lieutenant A.  …Lire la suite

C’était un jour de grandes manœuvres – Le texte de l’Homme aux rats

mardi 6 novembre 2012

 

Début du récit de la grande obsession des rats

 

Au cours de cette deuxième séance, Ernst va se décider à parler de ce pourquoi il est venu, ce qu’on appellera sa grande obsession des rats. Elle se trouve décrite dans ce qu’on a nommé Journal d’une analyse.

Au cours de ce récit plusieurs fils vont venir d’entremêler en un écheveau difficilement compréhensible, tout au moins en ce début d’analyse, et il faut toute la patience et la vive intelligence de Freud pour arriver à s’y retrouver. C’est l’intérêt de ce compte-rendu des séances de pouvoir en suivre le récit tel qu’il s’est présenté, avec ses incohérences et ses parties élidées et surtout l’apparition d’une flambée de transfert, où Freud devient, même s’il ne le souhaite pas tellement, dès cette seconde séance, le « capitaine cruel ». …Lire la suite

Les trois raisons de sa révolte contre la religion (L’Homme aux loups)

mardi 16 octobre 2012

 

Je piétine un peu sur  les deux avant dernières pages de ce texte de Freud sur L’Homme aux loups (pages 262 et 263 du « gardiner ») dans lesquelles il traite des trois raisons de sa révolte contre la religion, la première nous l’avons vu, c’est la fixité de ses investissements libidinaux. Doit-on y lire ses fixations sadiques anales et donc sa haine du père et sa révolte contre lui. Oui,  car nous les avons déjà trouvées décrites dans le corps du texte, notamment page 238 où Freud évoque sa révolte contre un Dieu cruel qui a été capable de laisser martyriser son fils et le laisser mourir sur la croix. Nous avons tous des souvenirs, au demeurant assez réalistes et effrayants de ces représentations du Christ, soit mort sur la croix, soit gisant, cadavérique,  sur les genoux de sa mère. Cela donne aux enfants une bien curieuse idée de ce qu’on peut attendre de l’aide de Dieu le père et surtout de ce qu’est la nature humaine, encore que de ce côté-là ils puissent en savoir quelque chose venant d’eux-mêmes, de leurs propres fantasmes. …Lire la suite

Le sadique et l’anal

lundi 24 septembre 2012

 

Nous en sommes toujours au chapitre de conclusion qui a pour titre « Résumés et problèmes ».

Page 254 Freud énonçait ses intentions : « je vais tenter d’esquisser un survol synthétique de l’évolution sexuelle de mon patient ». Il a commencé par esquisser ce qu’il en était de la phase orale puis page 256 passe à l’organisation sadique anale. Ce qu’il y a d’un peu particulier dans cette évocation qui n’est pas nouvelle en elle-même, c’est la façon dont il décrit la transition entre la phase orale et la phase sadique anale …Lire la suite

Au nom du père du fils et du saint Esprit

samedi 7 juillet 2012

 

 

Nous en sommes p. 222. Nous avons vu que Sergeï s’était identifié au Christ ce qui lui permettait de maintenir sa position masochique féminine par rapport au père. Cela lui avait permis aussi de se dégager de ses identifications féminines et de s’identifier à un homme.

Quant à ses relations à Dieu elles lui permettaient d’exprimer sa haine et sa révolte à l’égard du père. Elles se manifestaient par des symptômes obsessionnels, rituel du soir, celui des baisers aux icônes, blasphèmes « Dieu-Crotte » et « Dieu cochon » (p.221). …Lire la suite

Une obsession de l’Homme aux loups : « Dieu-Crotte, Dieu-Cochon »

mardi 13 septembre 2011

 

La névrose obsessionnelle de l’Homme aux loups est étroitement intriquée à sa foi religieuse. Freud analyse toutes les composantes de cette intrication. Par son identification au Christ il satisfaisait sa passivité envers le père en fonction de ces trois divisions selon le stade génital (homosexuel dans l’inconscient), selon le stade anal, masochique, selon le stade oral, dans sa névrose, peur d’être dévoré par le père-loup. …Lire la suite