Du blanc seing de la mère aux insignes du père - Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Du blanc seing de la mère aux insignes du père

 

 

  Comment inscrire les trois identifications freudiennes sur le graphe du désir ?

 Lacan annonce que dans ces derniers séminaires des formations de l’inconscient il va se consacrer, avec l’aide du graphe du désir, à la seconde topique de Freud avec donc entre autre la question de l’identification et ses trois formes : L’identification primaire narcissique, première forme d’identification par incorporation, l’identification à un petit trait de l’objet, qui est celle à l’objet d’amour abandonné, la troisième étant cette identification hystérique au désir de l’Autre, celle des amies de pensionnat, ou encore celle de la Belle Bouchère identifiée à son amie, celle qui aimait le saumon.

Donc au terme de ces séances nous devrions pouvoir inscrire ces trois formes d’identification sur le graphe.Pour l’instant, de cette inscription nous ne savons qu’une chose, c’est que l’identification dite Idéal du moi, qui est donc par définition une identification symbolique s’inscrit tout au bas du graphe comme étant en quelque sorte le point d’achèvement de tous les parcours.

Page 5 de la sténotypie Lacan rappelle que cette identification à l’objet aimé est toujours de nature régressive.

Ce qui fait que l’identification au trait unaire, l’identification symbolique, celle qui marque la fin de l’Œdipe – et c’est là qu’il évoque la question de l’Œdipe inversé où en somme l’objet d’amour est le père – cette identification symbolique rejoint l’identification primaire narcissique, celle de la première demande adressée à la mère, celle que le sujet ne pouvait formuler que par la bouche de la mère, avec ses mots et donc en passer par son désir. La première forme d’identification – Identification primaire narcissique – peut s’inscrire sur le graphe à un seul étage. Elle suit le trajet de la demande de satisfaction du besoin adressée à la mère et s’achève avec retour sur le message, au point de l’identification I. A. Lacan l’appelle le « Seing » jouant de l’équivoque du sein.

 

Pour l’identification au trait unaire que Lacan appelle encore « identification aux insignes du père » on ne peut l’inscrire que sur le graphe à deux étages car cette identification emprunte le circuit de la Demande signifiante et non plus seulement signifiée.

 

il faut remarquer qu’au point du message qui a pour nom, non plus signifiant de grand A mais signifié de grand A, les insignes de l’Autre sont de l’ordre du symptôme, il suffit pour cela de souvenir de l’exemple princeps de Dora, identifiée à son père, elle tousse comme lui. Telle est pour elle, le trait unaire.

Autre remarque : on retrouve inscrite au niveau de la pulsion, sous la forme de ce S barré poinçon de grand D, de la Demande, la trace de cette identification narcissique primitive à laquelle régresse l’identification terminale de l’Œdipe, celle des insignes du père, celle dite du trait unaire.

Enfin on peut inscrire l’identification hystérique au désir de l’Autre comme suivant le trajet du fantasme. On peut en effet la considérer comme étant la transposition à l’étage du haut de ce que Lacan a appelé, à l’étage du bas, dans la premier graphe – celui du graphe à un étage – l’identification à l’objet métonymique de la mère.

On peut le schématiser ainsi :

Ces trois formes d’identification viennent donc se conjuguer, se nouer au niveau du symptôme et s’achever au niveau de grand I.A. 

Ce qu’on retrouve du reste avec le Nœud borroméen noué par le symptôme.



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