Lacan

Le « je pense donc je suis » relu et interprété en termes de logique du signifiant

Lacan commence son séminaire sur l’Identification  en prenant appui, dès les premières séances,   sur Descartes et son cogito et là, par rapport aux séminaires précédents,  il entre si je puis dire dans le vif du sujet puisqu’il va intégrer, et même interpréter  le je pense donc je suis  dans une référence au  signifiant et à ses effets, ses effets de sujet.

La théorie du désir est une « remise en cause du je pense donc je suis de Descartes »

Dans la première des occurrences du cogito cartésien, dans le séminaire des formations de l’inconscient, Lacan évoque la nocivité du cogito cartésien, mais cette nocivité semble être liée, par lui,  à notre façon de l’interpréter : « Si le thème du cogito cartésien garde assurément toute sa force, sa nocivité, si je puis dire, tient en cette occasion à ce qu’il est toujours infléchi. Ce je pense, donc je suis, il est difficile de le saisir à la pointe de son ressort, et il n’est peut-être d’ailleurs qu’un trait d’esprit ».

Le cogito inscrit sur le graphe du désir

Une des occurrences du cogito cartésien se trouve dans le séminaire du Désir et de son interprétation dans la seconde séance de ce séminaire au moment où il reconstruit à nouveau le graphe du désir à deux étages, en dédoublant les deux lignes de l’énoncé et de l’énonciation. C’est au niveau de cette ligne pointillée de l’énonciation qu’il va inscrire, en passant, sans s’y arrêter davantage, ce qu’il en est du « je pense donc je suis » de Descartes.

« En nous un sujet pense » Première approche du cogito cartésien dans le séminaire des Formations de l’inconscient

La première intervention de Lacan concernant le cogito cartésien se trouve dans le séminaire des Formations de l’inconscient, elle surgit à propos du trait d’esprit : il faut que le sujet lui-même reconnaisse le trait d’esprit en tant que tel mais cette reconnaissance ne peut passer que par l’Autre. C’est donc dans ce contexte qu’il évoque le sujet, le sujet du je pense donc je suis. 

Inhibition, symptôme, angoisse noués avec le noeud borroméen

 Pour ceux que ces questions intéressent :  Au cours de la première séance du séminaire RSI, Lacan annonce ce qu’il compte développer dans le fils de son enseignement et il y inclut le nouage de ces trois concepts freudiens Inhibition, Symptôme, Angoisse.

« Un point que je suggère est d’ores et déjà celui-ci, pour revenir à Freud, c’est à savoir ce quelque chose de triadique, il l’a énoncé Inhibition, Symptôme, Angoisse.

A propos de l’angoisse comme concept (angoisse de réel et angoisse de désir)

Donc voici quelques repères de dates au moment où nous commençons à lire « Inhibition, symptôme, angoisse » pour nous préparer à notre lecture du Petit Hans :

Le texte Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans est publié en 1909.

Le texte de l’Homme aux loups par Freud a été rédigé peu après la conclusion du traitement en 1914/1915 et publié plus tard. Freud lui-même le rattache en note à son autre texte « Contribution à l’histoire du mouvement analytique ».

Introduction à la psychanalyse date de 1915 et 1916.

La métapsychologie est également de 1915.

L’au-delà du principe de plaisir est de 1920

Inhibition, symptôme, angoisse de 1926 mais écrit au cours de l’été 1925.

Lire Freud de nos jours

Les textes sont analogues aux restes diurnes qui servent de prétextes à la formation du rêve. Eux servent de pré-textes à l’émergence de notre propre savoir inconscient.

Lacan a très bien exprimé ce qu’il en est de la puissance du verbe freudien.

Les amants de Vérone

 

Comme Lacan s’est beaucoup intéressé aux amours impossibles d’Hamlet et Ophélie, j’ai eu envie de les comparer aux amours tout aussi impossibles de Roméo et de Juliette, dans l’espoir d’y découvrir quelque chose d’intéressant du point de vue des héroïnes féminines. Ophélie en effet  d’abord aimée par Hamlet est ensuite  rejetée par lui par une sorte d’horreur du féminin qui a été provoquée par la découverte de la jouissance sexuelle de sa mère. Elle  ne retrouvera son statut d’objet aimé qu’une fois mise au tombeau et en référence à un objet rival, Laerte. Entre temps elle est devenue folle.

Les amours de Roméo et Juliette quoique impossibles du fait de l’inimitié des deux familles, restent indéfectibles.

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