Nos livres parus-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

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Le livre bleu d’une psychanalyste (table des matières)

lundi 20 novembre 2017

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Table des matières

LE LIVRE BLEU D’UNE PSYCHANALYSTE

(Introduction)

I
Lapsus, rêves et symptômes
Les plus belles formations de l’inconscient

1 – Tout ce qui brille n’est pas or. Un lapsus en guise d’interprétation
2 – Au grand bal masqué du symptôme
3 – Le premier rêve de Dora
4 – Le désir de la petite fille de combler sa mère
5 – Symptôme d’un latiniste en herbe
6 – Superstitions
7 – Le solide oreiller du doute
8 – On est prié de fermer un œil

II
Fragments de théorie analytique
Quand elle surgit comme une invitée qu’on n’attendait pas

1 – Un même désir traduit dans les trois langues de l’hystérie,
de la névrose obsessionnelle et de la paranoïa
2 – La douleur de Niobé. Une énigme de la théorie freudienne :
la pulsion de mort
3 – La complainte des enfants non désirés
4 – Nécrophilie
5 – Une approche par surprise de l’anorexie
6 – De l’odorer d’Aristote à l’odorat de Freud
7 – De l’importance d’avoir du nez
8 – Jouissance, désir et symptôme
9 – La  » jouissance fourrée  » du symptôme

III
La psychanalyse dans le champ social

1 – Liens de la psychanalyse avec les sciences dites humaines
qui l’entourent, qui sont proches d’elle
2 – Non, la psychanalyse n’a rien à faire avec les neurosciences
3 – Les luttes intestines entre institutions analytiques impliquent-elles
de sérieuses divergences théoriques ?

IV
La littérature, sœur de lait de la psychanalyse?

1 – Gardez ceci qui est le plus aimé
2 – Joyce relu par Lacan, Dostoïevski relu par Freud
3 – Au nom des poètes et des romanciers : Émile Zola et James Joyce
4 – Un cadeau de Sigmund Freud refusé par Théodore Reik
5 – Le goût de la madeleine

V
Regard sur le monde qui nous entoure

1 – À toutes ces belles passantes un instant entrevues. Une célébration
de l’objet perdu
2 –  » Fantasme au vautour  » ou  » fantasme au milan  » ?
3 – Secrètes fragrances
4 – Sous le manteau de Noé
5 – À propos d’une amusante expression S’agiter comme un diable
dans un bénitier
6 – Promenade dans les jardins d’Épicure
7 – L’imagination au pouvoir
8 – Ces plaisirs de la bouche

VI
Les malaises de la civilisation en 2008

1 – Le besoin de protection par le père
2 – L’homme est un loup pour l’homme
3 – La salle d’audience du sujet névrosé. Où il se met lui-même en accusation
4 – Les motivations inconscientes du criminel, du délinquant… et de ses juges
5 – Ces  » sauvageons  »
6 – À qui la faute ? Les premières relations de l’enfant à sa mère,
 » facteurs primaires  » de la délinquance
7 – Quand un psychanalyste, au temps de Freud, s’intéressait
aux questions de la délinquance

VII
De guet-apens en escarmouches
Les effets du complexe de castration des hommes et des femmes

1 – Si la guerre des sexes m’était contée
2 – Féminisme et féminité

VIII
Les défaillances de la fonction paternelle dans le champ social :
leurs effets pour le sujet

1 – Quand les tests de paternité prennent force de loi
2 – L’importance du nom propre
3 – Retour au pays de sa naissance. Nos traces silencieuses
4 – À propos du film de Pedro Almodovar Tout sur ma mère

IX
Une lecture singulière de Lacan

1 – Quand Lacan relisait Freud
2 – Quand nous relisons Lacan.

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Introduction de mon livre « Les orthographes du désir »

mercredi 12 juillet 2017

Un Viens-avec-moi du graphe du désir

76840224_o Avec cet ouvrage, je propose un Viens-avec-moi du graphe du désir tel que Lacan l’a élaboré, pas à pas, au cours des deux années du séminaire qu’il lui a consacrées, dans celui des « Formations de l’inconscient » et celui du « Désir et de son interprétation ».

A partir de ces deux séminaires, il serait possible  d’explorer quelques autres usages possibles de ce graphe du désir. Dans le fil de son usage appliqué à la structure des trois névroses, phobie, hystérie et névrose obsessionnelle, on pourrait reprendre la question de la fin de l’analyse de l’Homme aux loups tel que nous en avons le témoignage dans la belle observation de Ruth Mack Brunswick.

J’ai étendu, au titre d’exemple,  l’usage de ce graphe du désir tel que Lacan l’a inventé des amours d’Hamlet et d’Ophélie aux amours de Roméo et de Juliette. J’ai donc repris, avec leur aide, les approches les plus tardives de Lacan sur la sexualité féminine dans le séminaire Encore en retrouvant sur le graphe du désir les mêmes lettres utilisées par Lacan pour indiquer ce qu’il en est de la jouissance féminine.

Il est en effet important de remarquer que Lacan n’a jamais complètement abandonné l’usage de ce graphe du désir tout au long de ces années de séminaires et ce jusque dans les plus tardives. On peut en retrouver de nombreuses traces. J’en ai repris quelques-unes notamment à propos de ce que Lacan a cru bon de dénommer « linguisterie » pour indiquer ce en quoi, tout en prenant appui sur la linguistique, il s’en était pourtant démarqué avec sa formule devenue célèbre « L’inconscient est structuré comme un langage ». C’est en effet, avec le graphe du désir, que nous pouvons en dessiner une démonstration rigoureuse.

Cette dénomination, un Viens-avec-moi du graphe du désir, incite à un total engagement du lecteur dans ce travail de découverte de l’efficacité du graphe du désir dans la clinique analytique. Il implique également une lecture rigoureuse et minutieuse du texte de Lacan dans lequel il a trouvé place, voire de celui de Freud en arrière-plan, car il est en effet impensable de lire Lacan sans avoir lu et relu Freud.

 

 

 

Ces troubadours de l’inconscient

vendredi 20 janvier 2017

Ces troubadours de l’inconscient que sont les poètes que les psychanalystes

amour Lacan a très souvent évoqué ces liens si ambigus de la littérature et de la psychanalyse et s’est référé plus d’une fois, au cours de ses séminaires,  aux grands auteurs. Je pense à André Gide, à Jean  Genet, ou à Paul Claudel,  à James Joyce, bien sûr, aux poètes de l’amour courtois, notamment à Marguerite de Navarre, mais aussi à William Shakespeare , à Goethe, à Racine, avec son fameux vers « Oui, je viens de ce pas, adorer l’Éternel », au moyen duquel il a évoqué le point de capiton soit la façon dont le signifiant réussit de temps en temps à embrocher le signifié . …Lire la suite

Les hommes hystériques, ces ambassadeurs oubliés du pays de l’Inconscient

vendredi 13 décembre 2013

 

 

A une lecture attentive du texte de Freud, on découvre que l’hystérie masculine, qui a pourtant joué un rôle décisif dans l’invention de la psychanalyse est le plus souvent élidée, oubliée, au profit de l’hystérie féminine, mais qu’elle ressurgit quand même, toujours à point nommé, à tous les temps d’émergence et de franchissement de la théorie analytique. Elle est toujours associée à ses grands moments de fécondité.

Mais pour pouvoir donner du poids à cette hypothèse de travail, je voudrais dégager, à partir du texte freudien et en le suivant de près, cinq axiomes, cinq théorèmes qui fondent la logique du symptôme hystérique et qui ont permis à Freud d’inventer ce champ de la psychanalyse. C’est ce que je vais essayer de développer pour vous, sous ce titre : Les hommes hystériques, ces ambassadeurs oubliés du pays de l‘inconscient.

Donc les symptômes de toutes ces belles dames de la société viennoise, celles qui tombaient en pâmoison dans les bras de leur médecin, ont réussi à faire oublier qu’il existait une véritable internationale de l’hystérie masculine. Car ces hommes hystériques, eux, ne sont pas de la Haute. Ce sont surtout des prolétaires, ouvriers du bâtiment, chauffeurs de locomotive ou conducteurs de tramway.

Ces hommes hystériques, ces ouvriers de la grande œuvre freudienne, sont là, dès 1886, au moment où Freud revient de Paris avec son précieux butin, tout ce qu’il appris de Charcot, avec ses souvenirs de La Salpétrière. …Lire la suite

Une des lettres à Nathanaël (extrait de mon livre paru chez L’Harmattan)

samedi 19 janvier 2013

Un de mes amis, Nouredine Boukhsibi,  a traduit en arabe cette lettre extraite de mon livre « Lettres à Nathanaël ; une invitation à la psychanalyse », paru chez L’Harmattan en octobre 2005. Elle a été publiée dans une revue électronique. Je mets ici sa version en français.

 Lettre 20 – A chacune son symptôme

 juillet 2002

Cher Nathanaël, dans ma dernière lettre, je t’ai décrit les amours embaumées de l’obsessionnel, mais les femmes rencontrent, elles aussi, des difficultés sur les chemins d’accès à leur féminité. Elles aussi font des détours par des identifications à l’autre sexe.

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Entre littérature et psychanalyse : Sous la plume des poètes

samedi 16 juin 2012

Un film amateur pour présenter mon livre et vous donner envie de le lire : cliquer ici pour le voir sur Youtube.https://www.youtube.com/watch?v=4IL_uj8NrgE

 

 

Voici mon nouveau livre

mardi 28 février 2012

 

Ce jour, sortie en librairie de mon nouveau livre : La fonction du père et ses suppléances » avec comme sous titre « Sous la plume des poètes ». Quelques approches littéraires des défaillances de la fonction du père et de ses suppléances en fonction des trois structures, Névrose, Psychose et Perversion, sous la plume de quelques poètes dont RilKe, Zola, Kafka, Mallarmé, Flaubert et Tournier et bien sûr Joyce.  Gérard Haddad lui a écrit une belle préface, je l’en remercie vivement. …Lire la suite

Avant-propos de mon livre « Lettres à Nathanaël » ; Une invitation à la psychanalyse

vendredi 24 septembre 2010

 

En souvenir de mes lectures adolescentes, j’ai emprunté à l’un des poètes de notre temps, André Gide, le prénom de Nathanaël. C’est ainsi que j’ai appelé celui qui lira ces lettres.
C’est une incantation de Gide plusieurs fois répétée dans Les nourritures terrestres et rythmant son texte poétique :
 » Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur « , qui m’a incitée à choisir ce prénom …Lire la suite

La place des femmes dans la psychanalyse

lundi 7 juin 2010

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La place des femmes dans la psychanalyse

Liliane Fainsilber

Ouvrage paru chez L’Harmattan en janvier 2000

Le lecteur trouvera dans ce livre

– une dédicace à toutes celles qui ont accompagné Freud sur les chemins de l’inconscient, Anna, Emma, Dora et Cécilia, mais aussi la jeune fille au parapluie ou encore la petite danseuse de french-cancan,

– des évocations de quelques grandes figures mythiques qui dessinent une clinique actuelle de la psychanalyse au féminin, les cinquante filles du roi Danaos, Atalante, celle qui se mesurait aux hommes, Médée et Créüse, la petite Salomé, celle qui dansait devant Hérode, Judith et Holopherne, Héloïse et Abélard,

– le souhait que la psychanalyse reste vivante.

Lacan a sauvé une première fois la psychanalyse du danger d’être banalisée. Il est temps de protéger cette fois-ci la psychanalyse lacanienne du danger d’être falsifiée.

Il est nécessaire de lui rendre sa clarté, sa simplicité, sa vérité. Dans cet acte de restitution, une femme peut trouver sa place.

 

Psychanalyse en dentelle

dimanche 6 juin 2010

 

Ces petits écrits peuvent être lus chacun séparément. Parus, il y a quelques années, sous le titre “Aimée et ses sœurs”, ils constituaient un ensemble traçant des approches cliniques et théoriques de la sexualité féminine à la suite de Freud et de Lacan. Ces textes ont tous été en grande partie réécrits pour cette nouvelle publication et de nouveaux textes leur ont été  adjoints. Je les ai tous replacés dans un contexte plus large, celui de la fonction des femmes dans la transmission de la psychanalyse.

  “Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage”. Les métaphores évoquant le travail de la laine ou de la soie ont souvent été choisies par les psychanalystes pour décrire leur travail sur le matériau psychique, en témoigne ce vieil adage auquel Lacan a redonné vie  pour décrire la tâche que le psychanalysant poursuit sans trêve, durant des années, même quand il est devenu psychanalyste.  Ces métaphores tisserandes, textiles, ne sont pas seulement utiles à la clinique. Elles sont tout aussi efficaces quand elles éclairent la théorie analytique : alors qu’il tressait, nouait, non sans peine, les fils entrecroisés des nœuds borroméens, Lacan évoquait par exemple la façon dont les femmes faisaient de la dentelle et il se référait pour cela à la règle X de Descartes énoncée dans son traité : “Des bonnes règles pour la direction de l’esprit”.

Il le citait ainsi : “…comme tous les esprits ne sont pas également portés à découvrir spontanément les choses, par leurs propres forces, cette règle, celle qu’il énonce, apprend qu’il ne faut pas s’occuper tout de suite des choses les plus difficiles et ardues, mais qu’il faut approfondir tout d’abord les arts les moins importants et les plus simples, ceux surtout où l’ordre règne davantage comme ceux des artisans de la toile et des tapis ou des femmes qui brodent et font de la dentelle, ainsi que toutes les combinaisons de nombre et toutes les opérations qui se rapportent à l’arithmétique et autres choses semblables. Lacan ajoute à cette citation ce commentaire : “Il n’y a pas le moindre soupçon qu’en disant ces choses, Descartes eût le sentiment qu’il y a un rapport entre l’arithmétique et le fait que les femmes font de la dentelle…”1

J’ai donc choisi ce titre de “Psychanalyse en dentelle”, avec ce double appui, celui de Lacan et celui de Descartes, pour décrire comment les femmes ne peuvent réinventer la psychanalyse, chacune pour leur propre compte, qu’en retraçant, en modifiant dans l’analyse, les difficiles chemins de la féminité qu’elles avaient déjà explorés une première fois dans leur enfance et sur lesquels, en raison de leur névrose, elles s’étaient fourvoyées.

 Avec l’ouvrage déjà publié chez L’Harmattan, “Éloge de l’hystérie masculine”2, j’avais fait la part belle aux hommes en explicitant quelle était la fonction secrète de leur hystérie dans les renaissances de la psychanalyse donc dans les successives réinventions de la psychanalyse par chaque analysant.

Avec celui de la “Psychanalyse en dentelle”, je voudrais poser une question qui me semble essentielle : si comme l’affirme Freud les femmes s’intéressent peu aux effets de la civilisation parce qu’elles ont avant tout en charge la survie de l’espèce, il serait urgent qu’elles prennent en charge la survie de la psychanalyse  avec tous ceux qui se sentent concernés par elle, à un moment où elle se trouve être en très grand danger.

 La psychanalyse ne se soutient d’aucun savoir constitué, ses concepts ne peuvent être mis à l’épreuve que dans l’analyse de chacun et si les textes de Freud doivent être lus mot à mot et les séminaires de Lacan déchiffrés, ce ne peut être qu’en raison des effets de transfert qu’ils provoquent pour ceux qui se risquent  dans ce champ de la psychanalyse.

Chaque psychanalyste a ainsi la lourde charge d’avoir à la maintenir en vie en la réinventant. Il ne peut le faire qu’en  gardant un rapport exigeant à la théorie analytique. C’est sur elle qu’il doit en effet s’appuyer pour donner  rigueur à son travail avec ses analysants. Je ne citerai pour étayer cette affirmation qu’un tout petit passage d’un des textes des Écrits : “… le symptôme exige du savoir une discipline inflexible à suivre son contour car ce contour va au contraire d’intuitions trop commodes à sa sécurité. Cet effet de vérité culmine dans un voilé irréductible où se marque la primauté du signifiant, et l’on sait, par la doctrine freudienne, qu’aucun réel n’y prend sa part plus que le sexe”3.

J’ai choisi cette citation parce qu’elle décrit ce qu’il en est de la structure avec ses trois registres du symbolique de l’imaginaire et du réel. L’intuition du psychanalyste qui s’exerce dans le registre de l’imaginaire le met sur la piste de ce qui est à symboliser et c’est avec ce symbolique déchiffré, décrypté, qu’il pourra alors suivre le contour du réel, contour que le sujet avait déjà dessiné mais d’une façon sauvage, en quelque sorte spontanée, avec ses symptômes.

Par l’écriture, en rendant compte de notre propre rapport à la théorie  nous pouvons transmettre à notre tour ce que Freud et Lacan nous ont transmis. Cette psychanalyse en dentelle que je vous propose n’est donc pas une psychanalyse en jupons. Cette dentelle ne s’écrit qu’au singulier et ne sert pas de parure. Travail de dentellière, métaphore textile, elle est texte. Ce texte redessine patiemment les fils entrecroisés de nos destins d’êtres humains. C’est en effet avec nos symptômes une fois interprétés et pourtant à chaque fois remis en jeu, réutilisés dans nos élaborations théoriques et dans notre travail avec les analysants que nous redonnons vie, en tant qu’analysants, à des lettres qui sans cela resteraient lettres mortes.