L'eau à la bouche - Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

L’eau à la bouche


1872 Hortense Breast Feeding Paul oil on canvas Private CollectionLes signifiants de la pulsion et ses liens avec l’objet a
A propos des signifiants de la pulsion et de leurs liens avec l’objet a, dans l’occurrence, avec l’objet oral, une courte observation clinique de Ferenczi peut en apporter la preuve. Elle démontre qu’il vaut mieux ne pas ouvrir le corsage d’une femme pour espérer y retrouver l’objet pourtant à jamais perdu. Il rapporte en effet l’histoire d’un jeune médecin qui chaque fois qu’il devait ausculter une femme et qu’il approchait donc son oreille de sa poitrine se mettait à saliver. Il en avait l’eau à la bouche1 :

« Un étudiant qui finit sa médecine me raconte qu’à chaque fois qu’il va ausculter une femme et dans ce but approche sa tête de la poitrine de celle-ci, il es pris d’un brusque afflux de salive ; en général sa sécrétion salivaire ne dépasse pas la normale. Je n’ai aucun doute sur l’origine infantile ( érotisme oral) de cette particularité (cf.le cas de « pollutions buccales » communiqué par Abraham dans Zeitschr. f. Psa.IV. p.71 et sq.).

S.Ferenczi, Psychanalyse 3 , ptyalisme dans l’érotisme oral, Payot. p. 195.



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