
Ce rêve se trouve toujours dans le chapitre “ Travail du rêve”, page 487 de la traduction de Jean-Pierre Lefebvre. En tant que tel il n’est pas tellement analysé, il n’est là qu’à titre d’exemple, pour souligner ce qu’il démontre, le fait “ qu’une bonne partie, même, des jugements que l’on porte après le réveil sur les rêves remémorés et des sentiments que la reproduction de ce rêve provoque en nous, ressortit au contenu onirique latent et doit être intégré dans l’interprétation du rêve puisqu’il en fait partie, c’est même lui qui doit nous mettre sur la piste de son interprétation.
“ Je traverse en compagnie de P… pour me rendre à l’hôpital, une région où il y a des maisons et des jardins. Avec l’idée en même temps, que j’ai déjà vu plusieurs fois cette région en rêve. Je ne m’y retrouve pas très bien ; il me montre un chemin qui mène par un coin de rue à un restaurant ( dans une salle, pas dans un jardin) : une fois là je demande Madame Doni et m’entends dire qu’elle habite avec trois enfants une petite chambre dans l’arrière-cour. Je m’y rends et avant cela je rencontre une personne peu identifiable avec mes deux petites filles, que je prends alors avec moi, après être resté un moment arrêté avec elles. Une espèce de reproche fait à ma femme, de les avoir laissées là.”





Il existe un minuscule petit livre, il mesure à peine une dizaine de centimètres, mais il n’a vraiment pas besoin d’être plus grand puisque son texte ne contient tout au plus que quatre cinq phrases. Ce livre a été écrit par Jacques Roubaud. C’est à la fois un poète et un mathématicien.
Ce chapitre intitulé “le travail du rêve” est quasiment interminable. Nous en sommes p.439:440. En essayant d’avancer dans tout un maquis d’exemples de rêves dits typiques, avec parmi eux, outre les rêves à stimulus dentaire, des rêves de chute et de vol, ou de nage, j’ai isolé un joli petit rêve qui paraît anodin et qui exprime l’intense frustration pulsionnelle de l’analysant à l’égard de sa femme.