Freud

Les premiers souvenirs d’enfance de Sergei (dans la première propriété)

D’après les mémoires de l’Homme aux loups (pages 21 à 24 « gardiner »[1])

 Les premières phrases d’un roman ont toujours beaucoup d’importance. Ce sont elles qui fascinent d’emblée le lecteur et lui permettent d’entrer dans le récit, d’y participer. Celles des mémoires de l’Homme aux loups sont de cet ordre. Cependant il ne se présente pas en son nom. Il n’utilise pas son nom propre. Il écrit : « Je suis un russe émigré âgé de quatre-vingt-trois ans. J’ai été un des premiers patients de Freud, connu sous le nom de l’Homme aux loups et j’écris aujourd’hui mes souvenirs d’enfance. »

L’inconscient ignore le temps et l’analyste devrait donc l’ignorer aussi

La première partie de l’ introduction portait sur une courte présentation de l’histoire clinique de l’Homme aux loups mais replacée, grâce à la note de Freud, dans le contexte de l’histoire du mouvement analytique à savoir la désertion de Jung en qui Freud mettait tous ses espoirs par rapport à la transmission de la psychanalyse(1). A noter que c’est à la suite de cette défection/désertion que Freud créa ce fameux comité secret, celui qui devait désormais veiller au grain quant au destin de la psychanalyse.

Une intime conviction

Photo-mael-et-livres-042Dans son texte sur l’Homme aux loups, au moment de présenter son histoire clinique et  de démontrer par ce biais la réalité de la sexualité infantile ainsi que celle des scènes primitives, Freud introduit à leur propos, le mot de « conviction ». D’emblée il se pose la question de savoir s’il va être cru, si les vérités qu’il va énoncer seront admises par ses lecteurs et peut-être aussi au-delà d’eux, par celui à qui secrètement il s’adresse, à Carl Jung. Réussira-t-il à nous convaincre ?

Pourquoi les métaphores guerrières sont-elles toujours utilisées à propos de la résistance ?

Dès l’introduction de l’analyse de l’Homme aux loups (p. 175), Freud indique que les résistances de son analysant avaient été d’une telle intensité que pour les vaincre il avait dû utiliser une méthode en parfaite contradiction avec ce qu’il affirmait dans le paragraphe précédent de ce texte, que l’inconscient ne connaît pas le temps et que l’analyste doit donc s’armer de patience.

Avant-propos de mon livre « Lettres à Nathanaël » ; Une invitation à la psychanalyse

En souvenir de mes lectures adolescentes, j’ai emprunté à l’un des poètes de notre temps, André Gide, le prénom de Nathanaël. C’est ainsi que j’ai appelé celui qui lira ces lettres.
C’est une incantation de Gide plusieurs fois répétée dans Les nourritures terrestres et rythmant son texte poétique :
 » Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur « , qui m’a incitée à choisir ce prénom

Secret analytique et secret médical

Dans les préambules aussi bien au texte de Dora que de celui de Ernst, Freud nous fait part de ses scrupules devant ce qu’il ressent pourtant comme une nécessité celle de rendre compte de ce qui se passe dans une analyse et de démontrer en quoi elle peut être efficace dans la résolution des symptômes et ce donc en franchissant ce qui est pour lui et pour tout médecin, un interdit, celui de trahir le secret médical, qui, avec Freud, devient secret analytique.

Premières approches des écritures de Lacan

Dans les textes de Freud nous pouvons trouver, même si c’est dans un effet d’après-coup, tout ce que Lacan a apporté de nouveau, par exemple, ce qu’il en est des premières inscriptions symboliques constitutives de l’inconscient ainsi que l’érection de l’objet, qui en tant que perdu, peut désormais être recherché. C’est ainsi qu’il devient condition du désir, « cause du désir ». « Objet petit a » on le nomme.

Du blanc seing de la mère aux insignes du père

 

 

  Comment inscrire les trois identifications freudiennes sur le graphe du désir ?

 Lacan annonce que dans ces derniers séminaires des formations de l’inconscient il va se consacrer, avec l’aide du graphe du désir, à la seconde topique de Freud avec donc entre autre la question de l’identification et ses trois formes : L’identification primaire narcissique, première forme d’identification par incorporation, l’identification à un petit trait de l’objet, qui est celle à l’objet d’amour abandonné, la troisième étant cette identification hystérique au désir de l’Autre, celle des amies de pensionnat, ou encore celle de la Belle Bouchère identifiée à son amie, celle qui aimait le saumon.

Navigate