L’assertion du délire de persécution : « Non ce n’est pas lui que j’aime, je le hais parce qu’il me hait »

A propos du délire de persécution de l’Homme aux loups

J’avais laissé de côté le dernier paragraphe du chapitre précédent qui a pour thème la question des cadeaux que l’Homme aux loups attendait du père et de Freud. D’un certain point de vue, cela a fait également problème dans cette analyse, puisque recevoir des subsides venant des analystes était une façon de donner satisfaction à sa demande d’être satisfait par son père et c’était donc une façon d’entériner sa position féminine passive vis-à-vis de lui. (p.308) Continuer la lecture de L’assertion du délire de persécution : « Non ce n’est pas lui que j’aime, je le hais parce qu’il me hait »

Hypocondrie

 

J’ai été relire Introduction au narcissisme, le texte de Freud où il aborde la question de l’hypocondrie. C’est un texte passionnant. Pour ce qui nous intéresse ce qui ferait de l’hypochondrie une preuve de la psychose de l’Homme aux loups, selon Ruth M.B. voici le passage qui démontre le contraire Continuer la lecture de Hypocondrie

Les méfaits du Surmoi, dans la mélancolie, la névrose obsessionnelle et l’hystérie

eng1868Dans son texte de l’Homme aux rats, Freud décrit la « compulsion au suicide » de son analysant, Ernst Lanzer, sous deux formes, l’injonction d’avoir à se trancher la gorge et l’injonction de se faire maigrir à toute force, compulsion qui se transforme ensuite en ordre de se jeter du haut d’une falaise.
Freud reprend cette question des désirs de suicide, Continuer la lecture de Les méfaits du Surmoi, dans la mélancolie, la névrose obsessionnelle et l’hystérie

Les  » Ecrits inspirés  » de Joyce

 

joyceDans le Sinthome, séance du 10 février 1976, Lacan pose la question de savoir si Joyce était fou. Or il aborde cette question par deux biais, le premier étant de savoir si Joyce se prenait où non pour un rédempteur, autrement dit un sauveur, sinon un sauveur de l’humanité au moins un sauveur de la littérature. Le second biais étant celui de son écriture, en référence aux  » écrits inspirés  » de la psychose. Continuer la lecture de Les  » Ecrits inspirés  » de Joyce

« Choix de la névrose » ou de la psychose

Années 1895. Premières tentatives de Freud pour distinguer, d’une part hystérie et névrose obsessionnelle, d’autre part, névrose et psychose

Presque en même temps que ses « Etudes sur l’hystérie » qui ont été publiées en 1895, Freud avait déjà découvert, avec cette jeune science de l’inconscient qu’il était entrain d’inventer, qu’il pouvait, à partir des mécanismes de formation des symptômes hystériques, rendre également compte de la fabrication d’autres symptômes, obsessions, phobies et psychose. Ainsi faisait-il ses premiers pas dans ce repérage nécessaire de la structure et de ce qui fait la différence, d’une part entre l’hystérie et la névrose obsessionnelle et d’autre part, entre la névrose et la psychose. Ce ne sont que des premiers pas, mais ils sont quand même décisifs au moins quant à la névrose. Ces mécanismes sont décrits dans deux articles qui ont pour titre « Neuropsychoses de défense », de 1894, et « Nouvelles remarques sur les neuropsychoses de défense » Continuer la lecture de « Choix de la névrose » ou de la psychose

A propos du titre de la thèse de Lacan  » De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité  »

En marge de ce que nous travaillons en ce moment, la névrose obsessionnelle d’Ernst Lanzer, dit l’Homme aux rats, à propos des trois personnalités de cet analysant, et des questions analytiques que pose une définition de ce qu’est la personnalité, je vous rappelle un passage de l’une des premières séances du Sinthome ( séance du 16 décembre 1975). Continuer la lecture de A propos du titre de la thèse de Lacan  » De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité  »