Les cinq psychanalyses

Eloge de la croupe

 

Effets de la scène originaire sur le choix d’objet amoureux de Sergei

En haut de la page 199, Freud énonce qu’il va étudier les relations de la scène originaire au rêve, aux symptômes et à l’histoire de la vie du patient. Dans son histoire interviennent bien sûr ses choix amoureux. Il aborde ce point au milieu de la page 200 et en haut de la page 201.

Les premiers souvenirs d’enfance de Sergei (dans la première propriété)

D’après les mémoires de l’Homme aux loups (pages 21 à 24 « gardiner »[1])

 Les premières phrases d’un roman ont toujours beaucoup d’importance. Ce sont elles qui fascinent d’emblée le lecteur et lui permettent d’entrer dans le récit, d’y participer. Celles des mémoires de l’Homme aux loups sont de cet ordre. Cependant il ne se présente pas en son nom. Il n’utilise pas son nom propre. Il écrit : « Je suis un russe émigré âgé de quatre-vingt-trois ans. J’ai été un des premiers patients de Freud, connu sous le nom de l’Homme aux loups et j’écris aujourd’hui mes souvenirs d’enfance. »

L’inconscient ignore le temps et l’analyste devrait donc l’ignorer aussi

La première partie de l’ introduction portait sur une courte présentation de l’histoire clinique de l’Homme aux loups mais replacée, grâce à la note de Freud, dans le contexte de l’histoire du mouvement analytique à savoir la désertion de Jung en qui Freud mettait tous ses espoirs par rapport à la transmission de la psychanalyse(1). A noter que c’est à la suite de cette défection/désertion que Freud créa ce fameux comité secret, celui qui devait désormais veiller au grain quant au destin de la psychanalyse.

Une intime conviction

Photo-mael-et-livres-042Dans son texte sur l’Homme aux loups, au moment de présenter son histoire clinique et  de démontrer par ce biais la réalité de la sexualité infantile ainsi que celle des scènes primitives, Freud introduit à leur propos, le mot de « conviction ». D’emblée il se pose la question de savoir s’il va être cru, si les vérités qu’il va énoncer seront admises par ses lecteurs et peut-être aussi au-delà d’eux, par celui à qui secrètement il s’adresse, à Carl Jung. Réussira-t-il à nous convaincre ?

Pourquoi les métaphores guerrières sont-elles toujours utilisées à propos de la résistance ?

Dès l’introduction de l’analyse de l’Homme aux loups (p. 175), Freud indique que les résistances de son analysant avaient été d’une telle intensité que pour les vaincre il avait dû utiliser une méthode en parfaite contradiction avec ce qu’il affirmait dans le paragraphe précédent de ce texte, que l’inconscient ne connaît pas le temps et que l’analyste doit donc s’armer de patience.

Navigate