Les cinq psychanalyses

Puisque Freud nous y invite …

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 Puisque Freud nous y invite, poussons la porte de son bureau. Des tapis, des objets antiques, donnent à cette pièce une certaine intimité. Tandis que Freud l’écoute avec grande attention, Dora, allongée sur le divan lui raconte son rêve :
« Il y a un incendie dans une maison… mon père est debout devant mon lit et me réveille.

Trois fils de lecture du chapitre II « Etat morbide »

cimg1849Trois fils de lecture peuvent être suivis dans ce deuxième chapitre de Dora, intitulé l’Etat morbide.
A – L’histoire familiale de Dora avec la rencontre de la famille K. ainsi que le chassé croisé qui s’en suivit : Le père de Dora ami avec Madame K. et Monsieur K. ami avec Dora.
B – L’histoire chronologique des symptômes de Dora, scandés par les événements traumatiques autour desquels s’étaient organisés ses symptômes hystériques.
C – L’histoire de l’invention de la psychanalyse avec les progrès théoriques que Freud décrit en l’entremêlant à l’histoire clinique de Dora.

Sur la réalité des souvenirs d’enfance

 Nous lisons actuellement le texte de l’Homme aux rats dans les cinq psychanalyses et nous en sommes à la page 233 qui a pour sujet l’événement infantile qui a motivé sa haine du père : Il avait mordu quelqu’un et son père l’aurait battu.

 A propos de cet événement infantile raconté par sa mère, Freud rédige une longue note en cette même page 233. Elle porte sur la question de la réalité de ces souvenirs d’enfance.

« Le criminel et ses juges »

daumier-2Quand l’Homme aus rats se pensait être un grand criminel

 Cet été, j’ai lu un livre que j’ai beaucoup aimé qui s’appelle  » le criminel et ses juges  » et qui a donc attiré mon attention sur ce passage du texte de Freud concernant L’homme aux rats. Il pensait être un grand criminel.

Ce qu’Ernest Jones écrit de l’histoire de l’Homme aux rats

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Ce qu’ Ernest Jones écrit de l’histoire de l’Homme aux rats dans sa biographie de Freud : « La vie et l’œuvre de Sigmund Freud » PUF.

Alors que l’analyse de Dora avait eu lieu les trois derniers mois de l’année 1899, l’analyse de ce juriste de trente ans ; Ernst Lanzer, débuta en octobre 1907 et dura onze mois. Il y a donc sept ans d’intervalle entre ces deux analyses.
Jones évoque par deux fois cette analyse

A propos du titre de la thèse de Lacan  » De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité  »

En marge de ce que nous travaillons en ce moment, la névrose obsessionnelle d’Ernst Lanzer, dit l’Homme aux rats, à propos des trois personnalités de cet analysant, et des questions analytiques que pose une définition de ce qu’est la personnalité, je vous rappelle un passage de l’une des premières séances du Sinthome ( séance du 16 décembre 1975).

L’interprétation de la toux de Dora

p. 32 des Cinq psychanalyses 1brune

Freud pense que la toux de Dora est liée à son père, à son père fortuné/ infortuné. C’est autour de ce signifiant que va tourner l’interprétation de Freud.
Dora découvre en effet pas le biais de ce signifiant qu’elle sait que son père est riche, il offre beaucoup de cadeaux, aux unes et aux autres, mais qu’il est pourtant impuissant et qu’il y a d’autre façon de satisfaction sexuelle que celle par les voies disons génitales.
Donc c’est en liaison avec l’impuissance du père, que la toux de Dora est la représentation d’une scène de rapport sexuel, une scène primitive avec les signifiants de la pulsion orale.

Un rêve de transfert : « pour ses beaux yeux »


Dans le texte de Dora, Freud nous dit qu’il n’avait pas réussi à se rendre maître à temps du transfert, à savoir que Dora avait bien l’intention de le quitter, de lui donner ses huit jours.

Dans ce texte de l’Homme aux rats, il l’explicite davantage et à plusieurs reprises, par exemple quand il écrit que c’est par la voie douloureuse du transfert qu’Ernst avait pu se convaincre de l’existence de sa haine inconsciente pour son père alors que consciemment il éprouvait pour lui beaucoup d’amour et de chagrin pour sa disparition

Le désir de suicide sous forme d’implication logique

 

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Dans son texte des cinq psychanalyses que Freud consacre à l’Homme aux rats, Freud décrit « quelques obsessions et leur explications » (p 220). Il en regroupe deux sous le terme de « compulsion au suicide ». La première est l’idée qui lui était soudain venue de se trancher la gorge avec un rasoir. La seconde celle de vouloir à toute force maigrir parce qu’il se trouvait trop gros. Il se mit à ne plus manger et à courir comme un forcené sous le soleil jusqu’au moment où son désir de suicide apparut clairement avec l’envie de se jeter au bas d’une falaise.

Textes à propos des cinq psychanalyses de Freud

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