Parmi les textes théoriques qui sont contemporains du texte clinique de l’Homme aux loups, dans les années 1910, Freud a écrit « Introduction à la psychanalyse ».
L’inconscient ignore le temps et l’analyste devrait donc l’ignorer aussi
La première partie de l’ introduction portait sur une courte présentation de l’histoire clinique de l’Homme aux loups mais replacée, grâce à la note de Freud, dans le contexte de l’histoire du mouvement analytique à savoir la désertion de Jung en qui Freud mettait tous ses espoirs par rapport à la transmission de la psychanalyse(1). A noter que c’est à la suite de cette défection/désertion que Freud créa ce fameux comité secret, celui qui devait désormais veiller au grain quant au destin de la psychanalyse.
Une intime conviction
Dans son texte sur l’Homme aux loups, au moment de présenter son histoire clinique et de démontrer par ce biais la réalité de la sexualité infantile ainsi que celle des scènes primitives, Freud introduit à leur propos, le mot de « conviction ». D’emblée il se pose la question de savoir s’il va être cru, si les vérités qu’il va énoncer seront admises par ses lecteurs et peut-être aussi au-delà d’eux, par celui à qui secrètement il s’adresse, à Carl Jung. Réussira-t-il à nous convaincre ?
Pourquoi les métaphores guerrières sont-elles toujours utilisées à propos de la résistance ?
Dès l’introduction de l’analyse de l’Homme aux loups (p. 175), Freud indique que les résistances de son analysant avaient été d’une telle intensité que pour les vaincre il avait dû utiliser une méthode en parfaite contradiction avec ce qu’il affirmait dans le paragraphe précédent de ce texte, que l’inconscient ne connaît pas le temps et que l’analyste doit donc s’armer de patience.
Avant-propos de mon livre « Lettres à Nathanaël » ; Une invitation à la psychanalyse
En souvenir de mes lectures adolescentes, j’ai emprunté à l’un des poètes de notre temps, André Gide, le prénom de Nathanaël. C’est ainsi que j’ai appelé celui qui lira ces lettres.
C’est une incantation de Gide plusieurs fois répétée dans Les nourritures terrestres et rythmant son texte poétique :
» Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur « , qui m’a incitée à choisir ce prénom
Du blanc seing de la mère aux insignes du père
Comment inscrire les trois identifications freudiennes sur le graphe du désir ?
Lacan annonce que dans ces derniers séminaires des formations de l’inconscient il va se consacrer, avec l’aide du graphe du désir, à la seconde topique de Freud avec donc entre autre la question de l’identification et ses trois formes : L’identification primaire narcissique, première forme d’identification par incorporation, l’identification à un petit trait de l’objet, qui est celle à l’objet d’amour abandonné, la troisième étant cette identification hystérique au désir de l’Autre, celle des amies de pensionnat, ou encore celle de la Belle Bouchère identifiée à son amie, celle qui aimait le saumon.
Les méfaits du Surmoi, dans la mélancolie, la névrose obsessionnelle et l’hystérie
Dans son texte de l’Homme aux rats, Freud décrit la « compulsion au suicide » de son analysant, Ernst Lanzer, sous deux formes, l’injonction d’avoir à se trancher la gorge et l’injonction de se faire maigrir à toute force, compulsion qui se transforme ensuite en ordre de se jeter du haut d’une falaise.
Freud reprend cette question des désirs de suicide,
Le faux pas de Dora… et celui de Freud
Le désir évanescent de l’obsessionnel
Délire dans la névrose et dans la psychose
Il est utile de rappeler qu’il y a une radicale différence de structure entre la névrose et la psychose sans oublier bien sûr celle de la perversion.


Dans son texte de l’Homme aux rats, Freud décrit la « compulsion au suicide » de son analysant, Ernst Lanzer, sous deux formes, l’injonction d’avoir à se trancher la gorge et l’injonction de se faire maigrir à toute force, compulsion qui se transforme ensuite en ordre de se jeter du haut d’une falaise.
