La fonction paternelle dans la famille et dans le champ social

Les symptômes de l’Homme aux loups comme un appel désespéré à la castration symbolique

Ce chapitre écrit par Ruth Mack Brunswick « Historique de la maladie actuelle » est un extraordinaire document clinique,  il devrait être utilisé comme test pour mesurer les dons d’interprétation de celui ou de celle qui souhaiterait devenir psychanalyste – je plaisante bien sûr –   par contre il important de souligner que pour s’y retrouver dans ce véritable imbroglio il est absolument nécessaire d’utiliser les trois registres lacaniens  du réel, de l’imaginaire et du symbolique et notamment de les utiliser à propos de ces fantasmes de castration imaginaire que l’Homme aux loups  essaie de faire réaliser dans le réel, par des opérations sur son nez ou sur ses dents, faute d’avoir pu effectuer, par rapport au désir de Freud, une vraie castration symbolique, castration qui consiste à séparer son désir du désir de l’Autre. En effet l’Homme aux loups est comme une mouche qui se débat en vain dans une immense toile d’araignée, celle du désir de Freud.

Voici mon nouveau livre

Ce jour, sortie en librairie de mon nouveau livre : La fonction du père et ses suppléances » avec comme sous titre « Sous la plume des poètes ». Quelques approches littéraires des défaillances de la fonction du père et de ses suppléances en fonction des trois structures, Névrose, Psychose et Perversion, sous la plume de quelques poètes dont RilKe, Zola, Kafka, Mallarmé, Flaubert et Tournier et bien sûr Joyce.  Gérard Haddad lui a écrit une belle préface, je l’en remercie vivement.

Les Trois temps de L’Œdipe et les trois pères

Comment le père imaginaire étaye la fonction du père réel, vient à son secours. Quelle est la fonction du père, dans la relation de l’enfant à sa mère ?

Lacan nous a donné ces rigoureux repères de structure :

  • En trois temps, les trois temps de l’Oedipe, chaque petit sujet s’inscrit dans le monde symbolique avec l’aide de la métaphore paternelle. Cette métaphore lui assure son inscription comme être sexué, comme homme ou comme femme, et lui ouvre aussi tout le champ des sublimations que nous offre la civilisation.

-Trois pères participent, chacun à leur façon et en leur temps à cette mise en place: Le père symbolique, le père imaginaire et le père réel.

Conférence à Montpellier le 25 avril 2009

 

couverturelivrebleuPour présenter mon nouveau livre, Le livre bleu d’une psychanalyste ; Une lecture singulière de Lacan

 

A la question que pose Jacques, qu’est qu’un père ?, je vous propose d’en rajouter une autre : Comment le père intervient-il pour que la primitive relation à la mère ne se transforme pas en cauchemar, un cauchemar dont on n’arrive pas à se réveiller, alors que cette relation est source de toutes les félicités et modèle de toutes les satisfactions futures dans l’amour qui peut naître entre un homme et une femme ?

Les Trois temps de L’Œdipe et les trois pères

rome-061Comment le père imaginaire étaye la fonction du père réel, vient à son secours

 Quelle est la fonction du père, dans la relation de l’enfant à sa mère ?
Lacan nous a donné ces rigoureux repères de structure :
-En trois temps, les trois temps de l’Oedipe, chaque petit sujet s’inscrit dans le monde symbolique avec l’aide de la métaphore paternelle. Cette métaphore lui assure son inscription comme être sexué, comme homme ou comme femme, et lui ouvre aussi tout le champ des sublimations que nous offre la civilisation.

La Verleugnung, le démenti de la castration, dans la névrose et la perversion

tableau28_webDeux textes de Freud nous permettent de spécifier les trois définitions que nous pouvons établir de cette dite perversion.
La première, celle de la perversion en tant que structure opposée à la névrose et à la psychose est décrite dans son texte intitulé « Le fétichisme », les deux autres, version vers le père et perversion polymorphe du mâle, comme étant la façon mâle de rater mais aussi de réussir le rapport sexuel, sont explicitées l’une et l’autre dans « clivage du moi et mécanismes de défense . L’un concerne donc la perversion en tant que structure, l’autre la névrose. Il vaut donc la peine de les relire pas à pas car on peut y vérifier que le processus de clivage n’est pas du tout le même pour les deux.

Quand sont encore adorées les vieilles idoles

freundinnen_131

J’ai retrouvé dans un numéro de l’Evolution psychiatrique de 1938 un article de Jean Picard qui a été brièvement commenté par Lacan et qui nous donne une vue saisissante de ce que peut être un enfermement dans l’empire maternel. Le titre est en lui-même un vrai fourre-tout à la fois clinique et théorique mais il révèle bien ce qui était les intentions de l’auteur celui d’échapper à tout dogmatisme. Il a donc pour nom :  » Mécanismes névrotiques dans les psychoses : Oedipe, homosexualité, théâtralisme hystérique et perversité « . De fait ces observations ont entre elles, malgré les apparences, une très grand unité : elles sont toutes placées sous le signe de la mère et correspondent toutes à ce qu’on pourrait appeler des formes graves d’hystérie.

Navigate