
Dans ce rêve ( p. 475, “Le travail du rêve” édition J.P Lefebvre, Essais) Freud exprime tout d’abord sa rancune et ses désirs de mort à l’égard de l’un de ses substituts paternels, Joseph Breuer, celui qui l’avait en quelque sorte abandonné sur les chemins de son invention de la psychanalyse, après avoir écrit avec lui “Etudes sur l’hystérie”. Dans ce même rêve il évoque ensuite le personnage de celui qu’il appelle “le grand Meynert” qui après l’avoir adopté avec sympathie, l’avait ensuite vivement critiqué lorsque de retour de son séjour à Paris et avoir suivi les fameuses leçons du mardi de Charcot, Freud avait voulu faire profiter le milieu médical viennois de ces découvertes notamment celle de l’existence de l’hystérie masculine. Mais il ne rencontra aucun succès.
Voici le texte de ce rêve :
“Je reçois un courrier du conseil communal de ma ville natale concernant les frais de séjour d’une hospitalisation en 1851, rendue nécessaire par une attaque que j’aurais eu. La chose m’amuse bien, car premièrement en 1851 je ne vivais pas encore, et deuxièmement mon père, à qui cela peut se rapporter, est déjà mort. Je vais le trouver dans la pièce à côté, où il est couché dans son lit, et lui rapporte la chose. A ma grande surprise, il se souvient qu’en 1851 il lui est arrivé un jour d’être ivre et qu’il a fallu l’enfermer ou le mettre en garde à vue […] Je lui demande : c’est donc aussi que tu as bu…”






Bienvenue sur ce site de podcasts » une psychanalyse à fleur d’inconscient ». J’ai choisi aujourd’hui de vous parler de l’hystérie et de sa place essentielle dans la psychanalyse. Dans un texte tardif de son enseignement qui a pour titre « Joyce le symptôme ». Lacan évoque l’hystérie de Socrate et de la façon dont il saisissait « le symptôme de l’autre au vol » mais tout en soulignant que, l’analyste, doit savoir, lui aussi, saisir le symptôme de l’autre au vol pour pouvoir l’interpréter. Il fait ainsi de Socrate, en une seule phrase, le modèle de tous les hystériques mais aussi de tous les analystes.
