
Telle est la question : Comment choisit-on, en apparence aux hasards des rencontres, au petit bonheur la chance, l’analyste avec qui on souhaite entreprendre une psychanalyse ? Pour tenter d’y répondre, il est nécessaire d’ évoquer l’importance du nom propre du sujet dans toute analyse. Elle a d’ailleurs été soulignée par Lacan, il indiquait en effet ceci “vous savez, comme analystes, l’importance qu’à dans toute analyse le nom propre du sujet. Vous devez toujours faire attention à comment s’appelle votre patient. Ce n’est jamais indifférent. Et si vous demandez les noms dans l’analyse, c’est bien quelque chose de beaucoup plus important que l’excuse que vous pouvez en donner au patient à savoir que toute autre sorte de choses pourraient se cacher derrière cette sorte de dissimulation.”
Qu’est-ce qu’un nom propre ? C’est donc la question que se pose Lacan à partir de la clinique analytique. Il se repère tout d’abord sur ce qu’on tenté d’en dire les linguistes même si c’est pour tout aussitôt s’en détacher.
Prenant appui sur ce qu’en dit Gardiner, selon lequel ce qui caractérise le nom propre c’est le fait qu’on porte attention non pas au sens mais au matériel sonore qui le constitue. Lacan conteste en effet cette approche en précisant qu’il ne s’agit pas simplement d’une référence au matériel sonore mais plutôt d’une référence à l’écriture. aux premières écritures qui venues d’ailleurs jouaient sur les poteries antiques le rôle de marques.

Ce rêve qui est l’un de mes préférés (avec le rêve de Freud dit du WC de campagne)l figure sous le nom rêve d’une agoraphobique et se trouve p. 401 de la traduction Jean-Pierre Lefèbvre.

Freud analyse ce rêve avec beaucoup d’humour. Il souffre depuis plusieurs jours de furoncles. Un de ces furoncles de la grosseur d’une pomme se situe à la base du scrotum. Il a tenté de calmer les douleurs en y mettant un gros cataplasme. Ces ingrédients d’origine somatique se retrouvent dans son rêve mais n’en sont pas la cause. C’est ce que Freud tente de démontrer. Il se trouve en effet dans le paragraphe « Sources somatiques du rêve » et dans le grand chapitre « Matériau et sources du rêve ».
