De la Vorstellung freudienne au Signifiant lacanien

31aa5d2848c0c0ab125924a6e158c84bDans le sous-chapitre « Stimuli et source du rêve », à la suite du rêve de la guillotine, Freud décrit trois rêves de réveil. Ce qui a surtout retenu mon attention, au cours de cette lecture, c’est le fait qu’à l’occasion de ces trois rêves, il y avance pour la première fois dans son ouvrage, au moins, ce terme de « représentation ».

Un même stimulus, celui de la sonnerie du réveil, provoque en effet dans le rêve, l’apparition soit des bruits de cloche d’une église, des clochettes d’un traîneau dans la neige, ou encore ceux d’une pile d’assiettes qu’une servante laisse échapper et qui tombent sur le sol. Ce sont donc trois représentations différentes en réponse au même stimuli.

Je n’ai retenu que la représentation d’un seul de ces rêves, celle des clochettes, parce que cela m’a évoqué Guerre et Paix, de Léon Tolstoï.

« Un grand jour d’hiver sans nuages. Les rues sont couvertes d’une épaisse couche de neige. J’ai accepté de participer à une promenade en traîneau mais je dois attendre longtemps avant que l’on m’annonce que le traîneau est devant la porte […] Mais le départ est encore retardé, jusqu’au moment où les rênes donnent aux chevaux en attente le signal perceptible. Les voilà qui tirent ; les clochettes fortement secouées entament leur musique de janissaires bien connue avec une puissance qui en un instant déchire la toile d’araignée du sommeil. Une fois encore, ce n’était rien d’autre que la sonorité stridente du réveille-matin. » Continuer la lecture de De la Vorstellung freudienne au Signifiant lacanien

Le « je pense donc je suis » relu et interprété en termes de logique du signifiant

Lacan commence son séminaire sur l’Identification  en prenant appui, dès les premières séances,   sur Descartes et son cogito et là, par rapport aux séminaires précédents,  il entre si je puis dire dans le vif du sujet puisqu’il va intégrer, et même interpréter  le je pense donc je suis  dans une référence au  signifiant et à ses effets, ses effets de sujet. Continuer la lecture de Le « je pense donc je suis » relu et interprété en termes de logique du signifiant

Le rêve des scarabées de mai

 

C’est le rêve d’une des analysantes de Freud, rêve dit des hannetons. Il le raconte dans l’Interprétation des rêves pour démontrer l’un des mécanismes de formation du rêve, celui de la condensation, mais c’est aussi le rêve d’une femme névrosée obsessionnelle et il nous révèle d’emblée beaucoup des composantes essentielles de la structure complexe de cette névrose Continuer la lecture de Le rêve des scarabées de mai

Le graphe bleu de l’acteur jouant le rôle d’Hamlet et celui du psychanalyste écoutant l’analysant

Dans le désir et son interprétation, Lacan analyse très longuement le drame d’Hamlet en tant que tragédie du désir. Il établit une radicale différence entre la lecture d’Hamlet et sa représentation, représentation dans laquelle l’acteur prête au héros, ses propres signifiants inconscients. Continuer la lecture de Le graphe bleu de l’acteur jouant le rôle d’Hamlet et celui du psychanalyste écoutant l’analysant

La naissance du graphe du désir le 6 novembre 1957

 Un extrait de mon livre « Les Orthographes du désir » qui vient de sortir chez L’Harmattan ce premier juillet 2017. C’est un viens-avec-moi du graphe du désir.  

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Dès les premières phrases de cette première séance du séminaire « Les formations de l’inconscient », Lacan nous annonce cette naissance du graphe : « Je vous expliquerai ce que signifie ce schéma auquel nous aurons à nous reporter dans toute la suite de notre expérience théorique cette année. Enfin je prendrai un exemple, le premier exemple dont se sert Freud dans son livre sur le trait d’esprit […] Et je commencerais de vous montrer à ce propos, comment le trait d’esprit se trouve la meilleure entrée pour notre objet, à savoir les formations de l’inconscient. Non seulement c’est la meilleure entrée, mais je dirai que c’est aussi la forme la plus éclatante sous laquelle Freud lui-même nous indique les rapports de l’inconscient avec le signifiant et ses techniques. » Continuer la lecture de La naissance du graphe du désir le 6 novembre 1957

Jouissance féminine et graphe du désir

On ne peut mesurer l´efficacité du graphe du désir dans tout le champ de la psychanalyse, sans remettre ses pas dans les pas de Lacan tandis qu´il le construit segment par segment, lettres par lettres. Continuer la lecture de Jouissance féminine et graphe du désir

Les méfaits du Surmoi, dans la mélancolie, la névrose obsessionnelle et l’hystérie

eng1868Dans son texte de l’Homme aux rats, Freud décrit la « compulsion au suicide » de son analysant, Ernst Lanzer, sous deux formes, l’injonction d’avoir à se trancher la gorge et l’injonction de se faire maigrir à toute force, compulsion qui se transforme ensuite en ordre de se jeter du haut d’une falaise.
Freud reprend cette question des désirs de suicide, Continuer la lecture de Les méfaits du Surmoi, dans la mélancolie, la névrose obsessionnelle et l’hystérie

Le désir évanescent de l’obsessionnel

Lacan continue son approche de la structure de la névrose obsessionnelle avec le graphe du désir, dans cette séance du 21 mai 1958. C’est dans ce chapitre qu’il décrit l’obsessionnel comme un Tantale, celui qui ne peut accéder à l’objet de ses désirs. Continuer la lecture de Le désir évanescent de l’obsessionnel