schémas et objets topologiques de Lacan-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Articles dans la catégorie ‘schémas et objets topologiques de Lacan’

Pérégrinations autour du Vorstellungsrepraësentanz

mardi 19 février 2013

 

Mes périgrinations autour de ce Vorstellungsrepraësantanz, traduit en français par Représentant de la représentation, sont parties d’un passage de Lacan dans le séminaire du désir et de son interprétation, où il analyse le rêve dit du père mort et qui ne le savait pas ainsi que le rêve de la petite Anna Freud.  Il pose ce terme comme strictemement équivalent au signifiant. …Lire la suite

Fantasme, symptôme et Idéal du moi sur le graphe du désir

lundi 4 février 2013

 

J’ai repensé ce matin à cette question du fantasme et à ce qu’il devient au cours de l’analyse. il y a un texte qui me sert toujours de référence et que je trouve absolument magnifique pour sa grand rigueur logique, c’est le texte de Freud « Les fantasmes hystériques dans leur rapport à la bisexualité ».  Ces fantasmes sont toujours des fantasmes inconscients et on ne peut les retrouver qu’une fois les symptômes interprétés. Cela c’est le premier point. Mais d’autre part ces symptômes participent à la formation de l’Idéal du moi à la sortie de l’œdipe. Exemple c’est en toussant comme son père que Dora s’identifie à lui (ce faisant ce n’est pas à sa mère qu’elle s’identifie) …Lire la suite

Métaphores et métonymies

lundi 29 octobre 2012

 Lacan a rapproché la métaphore et la métonymie de ces deux mécanismes du travail du rêve que sont la condensation et le déplacement. Ces termes méritent donc d’être définis, analysés  et comparés entre eux avant de pouvoir s’inscrire sur le graphe du désir.

 J’ai commencé par glaner un certain nombre de ces figures de style et de ces mécanismes et  tout d’abord quelques métaphores qui sont pour la plupart des métaphores poétiques …Lire la suite

La naissance du graphe du désir le 6 novembre 1957

samedi 22 septembre 2012

 Un extrait de mon livre « Les Orthographes du désir » qui vient de sortir chez L’Harmattan ce premier juillet 2017. C’est un viens-avec-moi du graphe du désir.  

orthogaphe couverture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 femme orange
Dès les premières phrases de cette première séance du séminaire « Les formations de l’inconscient », Lacan nous annonce cette naissance du graphe : « Je vous expliquerai ce que signifie ce schéma auquel nous aurons à nous reporter dans toute la suite de notre expérience théorique cette année. Enfin je prendrai un exemple, le premier exemple dont se sert Freud dans son livre sur le trait d’esprit […] Et je commencerais de vous montrer à ce propos, comment le trait d’esprit se trouve la meilleure entrée pour notre objet, à savoir les formations de l’inconscient. Non seulement c’est la meilleure entrée, mais je dirai que c’est aussi la forme la plus éclatante sous laquelle Freud lui-même nous indique les rapports de l’inconscient avec le signifiant et ses techniques. » …Lire la suite

La linguisterie inventée par Lacan

lundi 27 août 2012
Au moment où, dans son séminaire « Les structures freudiennes des psychoses » en 1956 , Lacan analyse le grand délire de Schreber en mettant l’accent sur ses deux sortes de troubles du langage, il évoque pour les décrire les travaux de Saussure sur le signifiant et le signifié et surtout les rapports que ce signifiant et ce signifié peuvent avoir entre eux.
C’est là qu’on peut découvrir les tous premiers pas de Lacan, encore incertains, voire balbutiants mais néanmoins décisifs, sur ce qu’il appellera plus tard sa « linguisterie ». Ce terme il le choisira  pour  spécifier l’usage singulier qu’il fait de la linguistique car ce n’est pas sans quelques modifications de l’approche saussurienne du signifiant et du signifié qu’il la transfère dans le champ de la psychanalyse. …Lire la suite

« Interroger la vérité en sa demeure »

samedi 4 août 2012

Dans le séminaire d’Un discours qui ne serait pas du semblant Lacan prend appui sur le graphe du désir pour rappeler que l’écrit n’est jamais premier mais second par rapport à la parole et que donc ce graphe ne peut pas être abordé d’emblée mais repris pas à pas dans le fil de sa parole tout au long de ses années de séminaire. Ce n’est en effet que par rapport à cette parole qu’on peut donner sens à l’ensemble de ces trajets et surtout à toute la série de petites lettres qui sont incrites à leurs points de croisement. Par contre, une fois construit pas à pas, c’est alors qu’il peut prendre son efficace en interrrogeant de façon renouvelée ce qu’il en est de la clinique analytique car il en constitue l’assise logique.

 

« L’écrit n’est pas premier mais second par rapport au langage »

 

Il le dit et le répète : « C’est de la parole bien sûr que se fraie la voie vers l’écrit. Mes Ecrits, si je les ai intitulés comme ça, c’est qu’ils représentent une tentative, une tentative d’écrit, comme c’est suffisamment marqué par ceci que ça aboutit à des graphes. L’ennui, c’est que, c’est que les gens qui prétendent me commenter partent tout de suite des graphes. Ils ont tort, les graphes ne sont compréhensibles qu’en fonction, je dirai, du moindre effet de style des dits Ecrits, qui en sont en quelque sorte les marches d’accès. Moyennant quoi l’écrit, l’écrit repris à soi tout seul, qu’il s’agisse de tel ou tel schéma, celui qu’on appelle L ou n’importe quoi, ou du grand graphe lui-même, présente l’occasion de toutes sortes de malentendus. C’est d’une parole qu’il s’agit, en tant bien sûr et pourquoi, qu’elle tend à frayer la voie à ces graphes qu’il s’agit, mais il convient de ne pas oublier cette parole, pour la raison qu’elle est celle même qui se réfléchit de la règle analytique qui est comme vous le savez: parlez, parlez, pariez [?], il suffit que vous paroliez, voilà la boîte d’où sortent tous les dons du langage, c’est une boîte de Pandore ». …Lire la suite

Comment nettoyer « l’épave » du structuralisme, la remettre à neuf ?

lundi 16 juillet 2012

 

 

Il n’existe que deux occurrences du graphe du désir dans ce séminaire de l’objet de la psychanalyse. Lacan les  met toutes les deux en rapport avec le structuralisme. La première est dans la séance du 8 décembre 1965. Elle pourrait avoir pour titre : le graphe appartient au « monde topologique » …Lire la suite

Du blanc seing de la mère aux insignes du père

vendredi 23 juillet 2010

 

 

  Comment inscrire les trois identifications freudiennes sur le graphe du désir ?

 Lacan annonce que dans ces derniers séminaires des formations de l’inconscient il va se consacrer, avec l’aide du graphe du désir, à la seconde topique de Freud avec donc entre autre la question de l’identification et ses trois formes : L’identification primaire narcissique, première forme d’identification par incorporation, l’identification à un petit trait de l’objet, qui est celle à l’objet d’amour abandonné, la troisième étant cette identification hystérique au désir de l’Autre, celle des amies de pensionnat, ou encore celle de la Belle Bouchère identifiée à son amie, celle qui aimait le saumon. …Lire la suite

Psychanalyse en dentelle

dimanche 6 juin 2010

 

Ces petits écrits peuvent être lus chacun séparément. Parus, il y a quelques années, sous le titre “Aimée et ses sœurs”, ils constituaient un ensemble traçant des approches cliniques et théoriques de la sexualité féminine à la suite de Freud et de Lacan. Ces textes ont tous été en grande partie réécrits pour cette nouvelle publication et de nouveaux textes leur ont été  adjoints. Je les ai tous replacés dans un contexte plus large, celui de la fonction des femmes dans la transmission de la psychanalyse.

  “Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage”. Les métaphores évoquant le travail de la laine ou de la soie ont souvent été choisies par les psychanalystes pour décrire leur travail sur le matériau psychique, en témoigne ce vieil adage auquel Lacan a redonné vie  pour décrire la tâche que le psychanalysant poursuit sans trêve, durant des années, même quand il est devenu psychanalyste.  Ces métaphores tisserandes, textiles, ne sont pas seulement utiles à la clinique. Elles sont tout aussi efficaces quand elles éclairent la théorie analytique : alors qu’il tressait, nouait, non sans peine, les fils entrecroisés des nœuds borroméens, Lacan évoquait par exemple la façon dont les femmes faisaient de la dentelle et il se référait pour cela à la règle X de Descartes énoncée dans son traité : “Des bonnes règles pour la direction de l’esprit”.

Il le citait ainsi : “…comme tous les esprits ne sont pas également portés à découvrir spontanément les choses, par leurs propres forces, cette règle, celle qu’il énonce, apprend qu’il ne faut pas s’occuper tout de suite des choses les plus difficiles et ardues, mais qu’il faut approfondir tout d’abord les arts les moins importants et les plus simples, ceux surtout où l’ordre règne davantage comme ceux des artisans de la toile et des tapis ou des femmes qui brodent et font de la dentelle, ainsi que toutes les combinaisons de nombre et toutes les opérations qui se rapportent à l’arithmétique et autres choses semblables. Lacan ajoute à cette citation ce commentaire : “Il n’y a pas le moindre soupçon qu’en disant ces choses, Descartes eût le sentiment qu’il y a un rapport entre l’arithmétique et le fait que les femmes font de la dentelle…”1

J’ai donc choisi ce titre de “Psychanalyse en dentelle”, avec ce double appui, celui de Lacan et celui de Descartes, pour décrire comment les femmes ne peuvent réinventer la psychanalyse, chacune pour leur propre compte, qu’en retraçant, en modifiant dans l’analyse, les difficiles chemins de la féminité qu’elles avaient déjà explorés une première fois dans leur enfance et sur lesquels, en raison de leur névrose, elles s’étaient fourvoyées.

 Avec l’ouvrage déjà publié chez L’Harmattan, “Éloge de l’hystérie masculine”2, j’avais fait la part belle aux hommes en explicitant quelle était la fonction secrète de leur hystérie dans les renaissances de la psychanalyse donc dans les successives réinventions de la psychanalyse par chaque analysant.

Avec celui de la “Psychanalyse en dentelle”, je voudrais poser une question qui me semble essentielle : si comme l’affirme Freud les femmes s’intéressent peu aux effets de la civilisation parce qu’elles ont avant tout en charge la survie de l’espèce, il serait urgent qu’elles prennent en charge la survie de la psychanalyse  avec tous ceux qui se sentent concernés par elle, à un moment où elle se trouve être en très grand danger.

 La psychanalyse ne se soutient d’aucun savoir constitué, ses concepts ne peuvent être mis à l’épreuve que dans l’analyse de chacun et si les textes de Freud doivent être lus mot à mot et les séminaires de Lacan déchiffrés, ce ne peut être qu’en raison des effets de transfert qu’ils provoquent pour ceux qui se risquent  dans ce champ de la psychanalyse.

Chaque psychanalyste a ainsi la lourde charge d’avoir à la maintenir en vie en la réinventant. Il ne peut le faire qu’en  gardant un rapport exigeant à la théorie analytique. C’est sur elle qu’il doit en effet s’appuyer pour donner  rigueur à son travail avec ses analysants. Je ne citerai pour étayer cette affirmation qu’un tout petit passage d’un des textes des Écrits : “… le symptôme exige du savoir une discipline inflexible à suivre son contour car ce contour va au contraire d’intuitions trop commodes à sa sécurité. Cet effet de vérité culmine dans un voilé irréductible où se marque la primauté du signifiant, et l’on sait, par la doctrine freudienne, qu’aucun réel n’y prend sa part plus que le sexe”3.

J’ai choisi cette citation parce qu’elle décrit ce qu’il en est de la structure avec ses trois registres du symbolique de l’imaginaire et du réel. L’intuition du psychanalyste qui s’exerce dans le registre de l’imaginaire le met sur la piste de ce qui est à symboliser et c’est avec ce symbolique déchiffré, décrypté, qu’il pourra alors suivre le contour du réel, contour que le sujet avait déjà dessiné mais d’une façon sauvage, en quelque sorte spontanée, avec ses symptômes.

Par l’écriture, en rendant compte de notre propre rapport à la théorie  nous pouvons transmettre à notre tour ce que Freud et Lacan nous ont transmis. Cette psychanalyse en dentelle que je vous propose n’est donc pas une psychanalyse en jupons. Cette dentelle ne s’écrit qu’au singulier et ne sert pas de parure. Travail de dentellière, métaphore textile, elle est texte. Ce texte redessine patiemment les fils entrecroisés de nos destins d’êtres humains. C’est en effet avec nos symptômes une fois interprétés et pourtant à chaque fois remis en jeu, réutilisés dans nos élaborations théoriques et dans notre travail avec les analysants que nous redonnons vie, en tant qu’analysants, à des lettres qui sans cela resteraient lettres mortes.

Jouissance féminine et graphe du désir

jeudi 14 janvier 2010

On ne peut mesurer l´efficacité du graphe du désir dans tout le champ de la psychanalyse, sans remettre ses pas dans les pas de Lacan tandis qu´il le construit segment par segment, lettres par lettres. …Lire la suite