Le petit Hans-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Articles dans la catégorie ‘Le petit Hans’

« La névrose a pour issue la destruction du complexe d’Œdipe »

samedi 5 avril 2014

Je livre à votre méditation ce passage d’inhibition, symptôme et angoisse, à la fin du chapitre VI :  « Etudier la formation de symptôme, dans d’autres affections que les phobies, l’hystérie de conversion et la névrose obsessionnelle, serait infructueux, car nous en savons trop peu à leur sujet. Mais l’examen critique et comparé de ces trois névroses fait apparaître un problème d’importance et qui ne saurait plus être ajourné. Chacune de ces trois névroses a pour issue la destruction du complexe d’Œdipe et nous admettons que dans toutes les trois l’angoisse de castration est ce qui conduit le moi à se dresser contre le processus pulsionnel du (moi) ». Ici, c’est un lapsus sans doute du traducteur. Bien sûr il faut lire « le processus pulsionnel du ça ».

Donc, premier point, nous sommes en 1925 et pourtant Freud déclare en quelque sorte forfait quant à son approche des deux autres structures, psychose et  perversion, alors qu’il a pourtant déjà écrit son texte sur le Président Schreber mais n’a pas trouvé le mécanisme spécifique qui détermine le phénomène psychotique.

 Mais le second point important est celui de la « destruction » du complexe d’Œdipe comme issue de la névrose. …Lire la suite

les origines pulsionnelles de nos plus hautes performances intellectuelles

vendredi 21 mars 2014

L’isolation, un des mécanismes de fabrication du symptôme

 

Après l’annulation rétroactive, dans ce chapitre VI d’inhibition, symptôme et Angoisse,  Freud décrit ce qu’il appelle le mécanisme de l’isolation. Il rattache ce mécanisme d’une part à la concentration intellectuelle, d’autre part au tabou du toucher. Comme pour le premier mécanisme décrit, celui de l’annulation rétrospective, Freud décrit d’une part ce qui relève de la structure de la névrose et d’autre part de la « normalité ». …Lire la suite

« Il n’y a d’analyse que du particulier »

mercredi 26 février 2014

On éprouve le besoin d’aérer un peu ce texte d’Inhibition, symptôme et angoisse, en repartant en effet d’exemples cliniques, car il relève d’une sorte de mathématisation de la théorie freudienne. C’est ce que Freud lui-même a fait en reprenant, pour les comparer l’analyse de la phobie de l’Homme aux loups et celle du Petit Hans …Lire la suite

Une hallucination hystérique, celle de Lucy, une des héroïnes des Etudes sur l’hystérie

samedi 25 janvier 2014

 

 

 

En ce début de chapitre V d’Inhibition, symptôme et angoisse, Freud évoque tout d’abord la question des symptômes hystériques et notamment la question de ce qu’est la « conversion hystérique »,  comment ils deviennent  symptômes corporels : …Lire la suite

Une savante métapsychologie de la phobie du Petit Hans (1)

vendredi 10 janvier 2014

Donc dans ce chapitre IV d’Inhibition, symptôme et angoisse, Freud évoque, au titre d’exemple clinique des liens du moi avec le symptôme, les deux phobies du Petit Hans et de l’Homme aux loups. La première phrase mérite d’emblée notre attention «  Commençons par considérer le cas d’une phobie infantile hystérique d’animaux, par exemple le cas du « Petit Hans » ».  La phobie est donc bien rangée dans l’hystérie, alors que nous avions déjà repéré, avec l’Homme aux loups, qu’il y avait toujours un soubassement hystérique à la névrose obsessionnelle. C’est ce qui apporte la preuve de l’existence d’une névrose en gigogne, la phobie en constituant le noyau sur lequel s’édifie l’hystérie puis la névrose obsessionnelle.  …Lire la suite

La formation du symptôme comme substitut de cette motion pulsionnelle refoulée par le moi

dimanche 24 novembre 2013

Jusqu’à la page 11 d’inhibition, symptôme et angoisse, dans ce chapitre II, il était question de la façon dont le moi exerçait son pouvoir sur les motions pulsionnelles venues du ça pour les refouler, quand elles faisaient obstacle au principe de plaisir (le moins de vagues possible) pour cela il lui suffisait d’envoyer un simple petit signal de déplaisir sous forme de l’angoisse. …Lire la suite

Inhibitions par rapport à trois autres fonctions du moi, alimentation, locomotion, travail

vendredi 25 octobre 2013

Tout se révèle si compliqué que  je vais m’en tenir, pour l’instant,  à ce premier chapitre du texte de Freud sur l’inhibition. Il a abordé l’inhibition par rapport à la fonction sexuelle, du côté des hommes. Mais pour les femmes, il a abordé directement la question de l’angoisse, comme si pour elles, il n’y avait pas d’inhibition qui tienne et qui soit donc là pour les en protéger (voir le texte précédent). Comme promis il aborde ensuite les trois autres fonctions  du moi, la nutrition, la locomotion et le travail. …Lire la suite

A propos de l’angoisse comme concept (angoisse de réel et angoisse de désir)

lundi 7 octobre 2013

 

Donc voici quelques repères de dates au moment où nous commençons à lire « Inhibition, symptôme, angoisse » pour nous préparer à notre lecture du Petit Hans :

 

Le texte Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans est publié en 1909.

Le texte de l’Homme aux loups par Freud a été rédigé peu après la conclusion du traitement en 1914/1915 et publié plus tard. Freud lui-même le rattache en note à son autre texte « Contribution à l’histoire du mouvement analytique ».

Introduction à la psychanalyse date de 1915 et 1916.

La métapsychologie est également de 1915.

L’au-delà du principe de plaisir est de 1920

Inhibition, symptôme, angoisse de 1926 mais écrit au cours de l’été 1925. …Lire la suite