Le goût de la psychanalyse - Page 2 sur 27 - Le goût de la psychanalyse

Elle chante, elle rit, elle instruit, elle subvertit, elle est “tout langage” : L’expérience d’une psychanalyse n’est pas de tout repos, aussi bien, pour l’analysant que pour l’analyste mais tous deux peuvent aussi y trouver quelques plaisirs et quelques joies avec la découverte des plus jolies fleurs de l’inconscient. Rêves, lapsus et surtout traits d’esprit suffisent à susciter pour chacun ce goût de la psychanalyse. Avec les quelques pages de ce site nous souhaitons vous faire venir l’eau à la bouche, vous mettre en appétit. Ce site du goût de la psychanalyse est très ancien. J’essaie de le rendre plus vivant sous la forme de ce blog. Mais il est pour l’instant en plein chantier. Le temps qu’il prenne un aspect plus avenant, reportez vous à l’ancienne adresse.

19 – La caisse à bébés ou comment Hans se venge de son père en se moquant de lui

10 décembre 2015 par Liliane Fainsilber

chevalDans ce que rapporte son père de la journée du 11 avril, nous avons toujours le thème de la baignoire, après le fantasme au perçoir, il déploie le fantasme que sa mère le noie dans la baignoire, tout comme il a souhaité que sa petite sœur soit elle aussi noyée et qu’il en soit ainsi définitivement débarrassé ( p. 139 des cinq psychanalyses ) :

« Moi – Quand tu étais là pendant que maman donnait son bain à Anna, tu as peut-être souhaité qu’elle lâchât les mains, afin qu’Anna tomba dans l’eau ?
Hans – Oui.
Nous croyons que le père de Hans a ici deviné très juste. »
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18 – Le fantasme au perçoir

22 octobre 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansNous en sommes à la page 137 des cinq psychanalyses. Le père continue de plus belle son interrogatoire et brouille toutes les pistes que tente d’explorer le Petit-Hans. Au milieu de cette recherche Freud intervient pour donner quelques conseils à ceux qui souhaiteraient devenir psychanalystes : « Le père de Hans pose trop de questions et pousse son investigation d’après des idées préconçues, au lieu de laisser le Petit-Hans exprimer ses propres pensées. C’est pourquoi l’analyse devient obscure et incertaine. Hans suit son propre chemin et n’arrive à rien quand on veut l’en détourner. Son attention est évidemment accaparée par le loumf et le pipi nous ne savons pas pourquoi. …Lire la suite

17 – L’ennui dans l’analyse

9 octobre 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansNous en étions au « Wegen/Wagen » de la page 133 mais j’ai repris quelques pages avant à partir page 130 de l’observation du Petit-Hans, dans les cinq psychanalyses).
Ce commentaire de Freud arrive en effet à point nommé : « L’analyse fait peu de progrès ; son exposé je le crains, va bientôt ennuyer le lecteur. Il est cependant dans toute psychanalyse de telles périodes d’obscurité. Hans va bientôt pénétrer dans une région où nous ne nous attendions pas à le voir aller ». …Lire la suite

12 – Le signifiant cheval comme « un soc qui va refendre d’une nouvelle façon le réel »

22 septembre 2015 par Liliane Fainsilber

Lacan et le petit-HansCette séance du 8 mai 1957 de le relation d’objet a beaucoup d’intérêt. Il faut vraiment la lire ligne à ligne. Dans les premiers paragraphes, Lacan y décrit donc ce qu’il appelle « la fomentation mythique du Petit-Hans, fomentation qu’il rapproche de ce que Freud appelle « les théories sexuelles infantiles ». théories sexuelles qui sont de trois ordres : Tous les êtres vivants ont un phallus. Les hommes et les femmes peuvent avoir un enfant. Il vient par l’anus. Enfin ce qu’il appelle « la conception sadique du coït. …Lire la suite

Une remarque de Freud à propos des effets de la guerre sur les belligérants

1 août 2015 par Liliane Fainsilber

 

nevinson_returning_to_the_trenches-smallJ’ai trouvé dans l’une des lettres de Freud adressée à Jones une remarquable description métapsychologique des mécanismes déclencheurs d’une névrose de guerre. Il écrit cette lettre peu de temps après la fin de la guerre de 1914 puisqu’elle est datée du 17 octobre 1918. Il écrit : « … je suis généralement, en ce moment dépourvu d’idées, néanmoins quelques unes me viennent à l’esprit le matin au réveil. Je mets à votre disposition la dernière de celles-ci, relative aux névroses traumatiques de guerre. …Lire la suite

L’eau à la bouche

26 juillet 2015 par Liliane Fainsilber

1872 Hortense Breast Feeding Paul oil on canvas Private CollectionLes signifiants de la pulsion et ses liens avec l’objet a
A propos des signifiants de la pulsion et de leurs liens avec l’objet a, dans l’occurrence, avec l’objet oral, une courte observation clinique de Ferenczi peut en apporter la preuve. Elle démontre qu’il vaut mieux ne pas ouvrir le corsage d’une femme pour espérer y retrouver l’objet pourtant à jamais perdu. Il rapporte en effet l’histoire d’un jeune médecin qui chaque fois qu’il devait ausculter une femme et qu’il approchait donc son oreille de sa poitrine se mettait à saliver. Il en avait l’eau à la bouche1 :

« Un étudiant qui finit sa médecine me raconte qu’à chaque fois qu’il va ausculter une femme et dans ce but approche sa tête de la poitrine de celle-ci, il es pris d’un brusque afflux de salive ; en général sa sécrétion salivaire ne dépasse pas la normale. Je n’ai aucun doute sur l’origine infantile ( érotisme oral) de cette particularité (cf.le cas de « pollutions buccales » communiqué par Abraham dans Zeitschr. f. Psa.IV. p.71 et sq.).

S.Ferenczi, Psychanalyse 3 , ptyalisme dans l’érotisme oral, Payot. p. 195.

« Un certain savoir sur la psychose »

24 juin 2015 par Liliane Fainsilber

GAROUSTE-Jeu-de-malin-2010_BDJ’ai eu la chance mais aussi l’honneur d’être l’amie de Jacy Arditi. C’est un honneur car elle était exigeante aussi bien par rapport à son travail que par rapport au choix de ses amis. Elle avait une grande rigueur aussi bien morale qu’intellectuelle. Elle était cultivée et grâce à elle j’ai découvert beaucoup de livres que je ne connaissais pas.Quand elle trouvait que ce que j’avais écrit était bien, je  pouvais m’y fier, quand elle le critiquait, c’était justifié, j’en tenais le plus grand compte. Le plus souvent à la fin de mon texte, elle s’écriait «  « c’est tout ! Tu ne vas quand même pas t’arrêter là ! ». Le lendemain je me remettais courageusement à l’ouvrage sous son impulsion. Tous ceux qui s’essaient à l’écriture le savent, le savoir inconscient qui demande pourtant à s’exprimer, se montre cependant rebelle, récalcitrant. Il faut le forcer, le débusquer. Jacy m’y encourageait. …Lire la suite

Du cheval à la voiture ou le travail de Freud avec le signifiant

21 juin 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansLa page 133 des cinq psychanalyses est consacrée à l’équivoque que permet la langue allemande entre « wegen » et « wagen », le premier pouvant être traduit «  à cause de » et le second étant « voiture »au pluriel. C’est à cause des voitures que le Petit Hans dit avoir attrapé la bêtise. En fait c’est à cause de cette équivoque signifiante qu’il y a eu une extension de la phobie du cheval aux voitures à chevaux. …Lire la suite

9 – Les « petits mythes » du Petit-Hans

25 mai 2015 par Liliane Fainsilber

Lacan et le petit-HansLacan commence sa lecture de la cinquième des cinq psychanalyses, celle du Petit Hans, dans le séminaire de la relation d’objet. A titre de points de repères, il évoque le fantasme de la girafe chiffonnée dans la séance du 27 février 1957, puis la fonction du père réel du Petit Hans en tant qu’agent de la castration symbolique dans la séance du 6 mars 1957. Il y prend appui sur son tableau des trois registres de la privation, frustration, castration, surtout dans la séance du 13 mars 1957.Ce qu’il précise bien en prenant appui sur le cas du Petit Hans, c’est « le caractère fondamental du lien qu’il y a entre le père réel et la castration ». Autrement dit avec l’aide concrète de l’analyse du Petit Hans il tente de faire saisir ce qu’est la castration symbolique du sujet. …Lire la suite

13 – La suite du « programme du Petit-Hans » se déroule autour de l’entrepôt

19 mai 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansNous en sommes page 122 du texte du Petit-Hans. Nous avons repéré que Hans a en quelque sorte entériné l’interprétation de Freud. Il reconnaît que son cheval d’angoisse et son père ne font qu’un.
Il le reconnaît en effet par cette plaisanterie « Papa, reste ! Ne t’en va pas au galop ! »

Freud y apporte ce commentaire « Nous savons que cette partie de l’angoisse de Hans a deux composantes : la peur du père et la peur pour le père. La première dérive de son hostilité contre son père, la seconde du conflit de la tendresse – ici exagérée par réaction – avec l’hostilité. …Lire la suite