La Verleugnung, le démenti de la castration, dans la névrose et la perversion

tableau28_webDeux textes de Freud nous permettent de spécifier les trois définitions que nous pouvons établir de cette dite perversion.
La première, celle de la perversion en tant que structure opposée à la névrose et à la psychose est décrite dans son texte intitulé « Le fétichisme », les deux autres, version vers le père et perversion polymorphe du mâle, comme étant la façon mâle de rater mais aussi de réussir le rapport sexuel, sont explicitées l’une et l’autre dans « clivage du moi et mécanismes de défense . L’un concerne donc la perversion en tant que structure, l’autre la névrose. Il vaut donc la peine de les relire pas à pas car on peut y vérifier que le processus de clivage n’est pas du tout le même pour les deux. Continuer la lecture de La Verleugnung, le démenti de la castration, dans la névrose et la perversion

Quand sont encore adorées les vieilles idoles

 freundinnen_131

 

J’ai retrouvé dans un numéro de l’Evolution psychiatrique de 1938 un article de Jean Picard qui a été brièvement commenté par Lacan et qui nous donne une vue saisissante de ce que peut être un enfermement dans l’empire maternel. Le titre est en lui-même un vrai fourre-tout à la fois clinique et théorique mais il révèle bien ce qui était les intentions de l’auteur celui d’échapper à tout dogmatisme. Il a donc pour nom :  » Mécanismes névrotiques dans les psychoses : Oedipe, homosexualité, théâtralisme hystérique et perversité « . De fait ces observations ont entre elles, malgré les apparences, une très grand unité : elles sont toutes placées sous le signe de la mère et correspondent toutes à ce qu’on pourrait appeler des formes graves d’hystérie. Continuer la lecture de Quand sont encore adorées les vieilles idoles

La version vers le père et la perversion du père

 

 arbre-cakis

Dans le séminaire des Non-dupes errent Lacan introduisait la question de la père-version ainsi :  » Un père n’a droit au respect, sinon à l’amour, que si le dit respect, le dit amour, est, vous n’allez pas en croire vos oreilles, père-versement orienté, c’est à dire fait d’une femme, objet a qui cause son désir » (séance du 21 janvier 1975).Dans ce repérage qu’il nous propose, Lacan utilise deux équivoques, celle tout d’abord de la père-version. Continuer la lecture de La version vers le père et la perversion du père

Le rêve du bidet

 

Pour critiquer ce que Bouvet élabore de l’importance de l’aspect homosexuel du transfert et pour donner à ces fantasmes d’incorporation du phallus de l’analyste une autre interprétation, Lacan reprend le texte d’un rêve

Continuer la lecture de Le rêve du bidet

Du bon usage du désir de guérir

Un terme qui a mauvaise réputation

Dès que les analystes entendent ce mot « guérison », ils font la fine bouche. Cette guérison a en effet mauvaise réputation. Certes dans leur réprobation, ils trouvent appui aussi bien sur les recommandations de Freud, sa mise en garde contre les dangers de la furor sanandi, de la rage de guérir, que sur le dire de Lacan concernant la guérison de surcroît, guérison obtenue comme un effet latéral de la psychanalyse, guérison qui n’en est pas la visée première, le but. Continuer la lecture de Du bon usage du désir de guérir