Hystérie-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Articles dans la catégorie ‘Hystérie’

L’interprétation de la toux de Dora

lundi 11 mai 2009

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p. 32 des cinq psychanalyses

Freud pense que la toux de Dora est liée à son père, à son père fortuné/ infortuné. C’est autour de ce signifiant que va tourner l’interprétation de Freud. …Lire la suite

Puisque Freud nous y invite …

jeudi 16 avril 2009

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 Puisque Freud nous y invite, poussons la porte de son bureau. Des tapis, des objets antiques, donnent à cette pièce une certaine intimité. Tandis que Freud l’écoute avec grande attention, Dora, allongée sur le divan lui raconte son rêve :
« Il y a un incendie dans une maison… mon père est debout devant mon lit et me réveille. …Lire la suite

L’interprétation de la toux de Dora

vendredi 3 avril 2009
p. 32 des Cinq psychanalyses 1brune

Freud pense que la toux de Dora est liée à son père, à son père fortuné/ infortuné. C’est autour de ce signifiant que va tourner l’interprétation de Freud.
Dora découvre en effet pas le biais de ce signifiant qu’elle sait que son père est riche, il offre beaucoup de cadeaux, aux unes et aux autres, mais qu’il est pourtant impuissant et qu’il y a d’autre façon de satisfaction sexuelle que celle par les voies disons génitales.
Donc c’est en liaison avec l’impuissance du père, que la toux de Dora est la représentation d’une scène de rapport sexuel, une scène primitive avec les signifiants de la pulsion orale. …Lire la suite

Quand sont encore adorées les vieilles idoles

dimanche 29 mars 2009

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J’ai retrouvé dans un numéro de l’Evolution psychiatrique de 1938 un article de Jean Picard qui a été brièvement commenté par Lacan et qui nous donne une vue saisissante de ce que peut être un enfermement dans l’empire maternel. Le titre est en lui-même un vrai fourre-tout à la fois clinique et théorique mais il révèle bien ce qui était les intentions de l’auteur celui d’échapper à tout dogmatisme. Il a donc pour nom :  » Mécanismes névrotiques dans les psychoses : Oedipe, homosexualité, théâtralisme hystérique et perversité « . De fait ces observations ont entre elles, malgré les apparences, une très grand unité : elles sont toutes placées sous le signe de la mère et correspondent toutes à ce qu’on pourrait appeler des formes graves d’hystérie. …Lire la suite

Le désir de suicide sous forme d’implication logique

dimanche 22 mars 2009

 

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Dans son texte des cinq psychanalyses que Freud consacre à l’Homme aux rats, Freud décrit « quelques obsessions et leur explications » (p 220). Il en regroupe deux sous le terme de « compulsion au suicide ». La première est l’idée qui lui était soudain venue de se trancher la gorge avec un rasoir. La seconde celle de vouloir à toute force maigrir parce qu’il se trouvait trop gros. Il se mit à ne plus manger et à courir comme un forcené sous le soleil jusqu’au moment où son désir de suicide apparut clairement avec l’envie de se jeter au bas d’une falaise. …Lire la suite

Dora fait son cinéma

mardi 17 mars 2009

215Les personnages de la comédie dramatique de Dora

 Au départ, tout le monde fait bon ménage, y compris la mère de Dora ( elle, elle le fait pour de bon. Si c’est métaphorique, en tout cas, elle n’en sait rien.

 Page 15 Freud écrit :   » Ainsi que je l’ai déjà mentionné je devais à l’intelligence peu commune de son père de n’avoir pas à rechercher chez ma malade Dora le point de départ, tout au moins pour la dernière forme revêtue par la maladie ( cette formule mérite d’être retenue ). Son père m’apprit que lui et sa famille avaient noué à B…, une amitié intime avec un couple habitant cet endroit… Madame K. l’aurait soigné pendant sa grande maladie et se serait par là acquis un droit éternel à sa gratitude. M. K s’était, paraît-il montré toujours aimable envers sa fille Dora, avait, lorsqu’il était là entrepris des promenades avec elle, lui faisant de petits cadeaux ; personne cependant n’y aurait trouvé de mal (Tiens, tiens et Freud alors ?). Dora se serait occupée avec une grande sollicitude des deux petits enfants du ménage K…, aurait en quelque sorte remplacé leur mère. …Lire la suite

Dora, Avant-propos

jeudi 12 mars 2009

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Je vois surtout dans cet avant-propos, une argumentation nourrie rédigée à l’avance à l’usage de ces futurs détracteurs. Ce qui le laisse penser c’est le peu de succès qu’a eu son livre de l’Interprétation des rêves et le scandale qu’a provoqué quelques années après, ses trois essais sur la théorie de la sexualité.

Il prend en quelque sorte les devants.

Je passe sur l’exposition de ses scrupules ainsi que sur la difficulté d’exposer un cas et ceci sans prendre de notes, pour arriver directement page 3 à cette question de l’interprétation des rêves.

Freud comptait appeler ce texte : Rêve et hystérie pour montrer comment ” l’interprétation des rêves s’entrelace à l’histoire du traitement “. Et il faut remarquer ce terme ” histoire du traitement ” il ne s’agit plus de l’histoire de Dora telle qu’elle l’a raconté au départ, mais de ce qui s’est passé dans l’analyse, cela devient l’histoire de Freud et de Dora, peut-on se risquer à dire que c’est l’histoire des démêlés de Freud avec Dora. …Lire la suite

Eloge de l’hystérie masculine

mardi 24 février 2009

 

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Eloge de l’hystérie masculine
Sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse

 

 

Liliane Fainsilber

ouvrage paru chez L’Harmattan en 1997

 
Tandis que leurs sœurs en hystérie, séduisantes en diable, occupaient le devant de la scène, les hommes hystériques, ces modestes ambassadeurs venus du pays de l’inconscient, restaient dans les coulisses.

Les premières accompagnaient Freud dans sa découverte de la psychanalyse et devenaient célèbres sous des prénoms fictifs, Anna, Dora et surtout la belle Cécilia, les seconds sombraient dans l’oubli.

Pourtant l’hystérie masculine, sous le nom d’hystérie traumatique, est définie par Freud comme étant « la source et le modèle » de toutes les formes d’hystérie. Elle est donc le point d’origine de sa découverte.

De nos jours, cette hystérie virile n’est pas davantage mise à l’honneur alors qu’elle a pourtant une fonction décisive dans les renaissances de la psychanalyse : intransmissible, celle-ci ne peut-être qu’à chaque fois réinventée par chaque psychanalyste.

C’est avec l’aide de la petite parcelle d’hystérie nichée au cœur de la névrose de chacun qu’est assurée, dans des conditions toujours un peu scabreuses, cette transmission.

Reproduction : La naissance d’Eve, tapisserie du XVème siècle, Trésor de la cathédrale, Gérone