Lacan-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Articles dans la catégorie ‘Lacan’

Arès et Aphrodite surpris par Vulcain : un mythe de la scène primitive

vendredi 8 mars 2013

Au moment où nous avons commencé à  lire les nombreux rêves de l’Homme aux loups qui ont tous pour thème le désir de la mort de Freud, des dermatologues et des médecins ainsi que le désir de les castrer, il se trouve que j’ai travaillé en  même temps le début du séminaire «  Le désir et son interprétation ». Ce qui m’a intriguée c’est le fait que Lacan, dans le cadre de ce séminaire ayant donc pour thème la question du désir, commence par analyser toute une série de rêves concernant le désir de la mort du père. Tout d’abord celui du père mort et qui ne le savait pas, puis,  il est vrai qu’il ne fait que l’évoquer,  l’un des rêves de Freud où son père mort ressemblait à Garibaldi.  Enfin quand il arrive au rêve du chaperon, rêve de l’analysant d’Ella Sharpe, on s’aperçoit que l’analyste centre encore et à nouveau toute la problématique de l’analysant sur la question du désir de la mort de son père. Mais là il y a quand même un changement, car dans ce rêve apparaissent quand même deux femmes, sa propre femme qui assiste impassible à un jeu sexuel de son mari avec une autre femme, jeu sexuel au cours duquel cette autre femme  voulait attraper son pénis, littéralement s’en emparer. …Lire la suite

Le rêve dit du chaperon (l’analysant d’Ella Sharpe)

lundi 25 février 2013

 

 

 

Dans cette séance du 14 Janvier 1959 du désir et de son interprétation, Lacan commence par énoncer quelques remarques concernant le rêve et notamment celle-ci qui va lui permettre d’introduire le rêve de l’analysant d’Ella Sharpe, le fait, par exemple, que tous les commentaires qui accompagnent le rêve, qui se produisent en marge de son récit, font déjà partie de son contenu latent. Ils nous mènent sur la voie de son interprétation : «  Ce qui en somme est dit par le sujet en note marginale concernant le texte du rêve, à savoir tous les accents de tonalité, ce qui dans une musique s’accompagnent d’annotations comme allegro, crescendo, decrescendo, tout cela fait partie du texte du rêve […] C’est là quelque chose de vraiment fondamental pour ce qui est de l’interprétation d’un rêve […] Il interprète le rêve en intégrant le sentiment de doute par exemple qu’il y a dans ce rêve au moment où le sujet le raconte, comme un des éléments du rêve sans lequel le rêve ne saurait être interprété ». Lacan l’appelle « le colophon du doute » qui est une sorte de marque-page, une petite main l’index pointé qui était utilisée pour indiquer le passage intéressant d’un manuscrit. Ce colophon du doute indique là où se trouve le désir du rêve, ce qu’il y a à chercher. …Lire la suite

Le pouvoir des « Imagos »; Notes de lecture des premiers textes de Lacan psychanalyste

jeudi 21 février 2013

Si Freud a inventé la psychanalyse par la voie de l’hystérie, Lacan a choisi les chemins de la psychose, accompagné par des femmes folles et criminelles. Parmi elles, sont devenues célèbres, Aimée, l’héroïne de sa thèse (1), et les deux sœurs Papin, Christine et Léa (2).

Si sa thèse, datée de 1930, constitue un témoignage du Lacan psychiatre, celui du Lacan psychanalyste n’a pas été conservé. En effet, en 1936, au congrès de Marienbad, il présente, comme première contribution aux réinventions de la psychanalyse, une étude sur le « Stade du miroir » mais aucune trace n’est restée de cette première intervention (3). Il y met en avant « l’imago du corps morcelé » et « l’imago du corps propre », reprenant ainsi un concept déjà en usage dans le milieu analytique mais en lui donnant une nouvelle portée. …Lire la suite

Pérégrinations autour du Vorstellungsrepraësentanz

mardi 19 février 2013

 

Mes périgrinations autour de ce Vorstellungsrepraësantanz, traduit en français par Représentant de la représentation, sont parties d’un passage de Lacan dans le séminaire du désir et de son interprétation, où il analyse le rêve dit du père mort et qui ne le savait pas ainsi que le rêve de la petite Anna Freud.  Il pose ce terme comme strictemement équivalent au signifiant. …Lire la suite

Fantasme, symptôme et Idéal du moi sur le graphe du désir

lundi 4 février 2013

 

J’ai repensé ce matin à cette question du fantasme et à ce qu’il devient au cours de l’analyse. il y a un texte qui me sert toujours de référence et que je trouve absolument magnifique pour sa grand rigueur logique, c’est le texte de Freud « Les fantasmes hystériques dans leur rapport à la bisexualité ».  Ces fantasmes sont toujours des fantasmes inconscients et on ne peut les retrouver qu’une fois les symptômes interprétés. Cela c’est le premier point. Mais d’autre part ces symptômes participent à la formation de l’Idéal du moi à la sortie de l’œdipe. Exemple c’est en toussant comme son père que Dora s’identifie à lui (ce faisant ce n’est pas à sa mère qu’elle s’identifie) …Lire la suite

Le deuil du phallus au moment du « déclin de l’Œdipe »

dimanche 3 février 2013

 

Je cherchais comment reprendre cette série de rêves de castration tels que les organise ensemble Ruth Mack Brunswick (pages 290 à 294) et je suis tombée sur une séance du séminaire le désir et son interprétation qui peut nous servir de nouvelle grille, séance du 29 avril 1959 : Il s’agit de  ce que Lacan appelle « deuil de l’objet » qui est deuil du phallus et qui marque en tant que tel ce qui est nommé par Freud « déclin de l’Œdipe » ou encore sa sortie. …Lire la suite

Les effets de la lettre de Freud sur l’Homme aux loups

dimanche 23 décembre 2012

Le 6 juin L’homme aux loups répondit à la lettre de Freud[1] et à la question qu’il lui avait posé : avait-il vu avant ou après son rêve des loups, l’opéra La Dame du pique ? L’homme aux loups lui avait répondu du tac au tac en lui apportant deux nouveaux souvenirs de castration, l’un portant sur la castration des étalons, l’autre évoquant  une intervention chirurgicale chez une parente ayant des orteils surnuméraires et qu’on lui avait enlevé. Ce registre de la castration n’est ni symbolique, ni imaginaire, elle porte sur le Réel. …Lire la suite

Objet partiel et « agalma » dans le séminaire du transfert

dimanche 11 novembre 2012

 

 

J’ai trouvé quelque chose qui précise bien où est, sur le schéma optique, ce qu’il en est de l’objet partiel – il dit expressément qu’il reste au niveau de ce qu’il appelle « l’enceinte narcissique » et que, par contre, l’agalma est du côté de l’objet aimé, celui que Platon et Lacan appellent l’éroménos, l’objet aimé. Donc l’un est bien du côté de i(a) et l’autre du côté du petit autre, en i'(a). …Lire la suite

Métaphores et métonymies

lundi 29 octobre 2012

 Lacan a rapproché la métaphore et la métonymie de ces deux mécanismes du travail du rêve que sont la condensation et le déplacement. Ces termes méritent donc d’être définis, analysés  et comparés entre eux avant de pouvoir s’inscrire sur le graphe du désir.

 J’ai commencé par glaner un certain nombre de ces figures de style et de ces mécanismes et  tout d’abord quelques métaphores qui sont pour la plupart des métaphores poétiques …Lire la suite

La linguisterie inventée par Lacan

lundi 27 août 2012
Au moment où, dans son séminaire « Les structures freudiennes des psychoses » en 1956 , Lacan analyse le grand délire de Schreber en mettant l’accent sur ses deux sortes de troubles du langage, il évoque pour les décrire les travaux de Saussure sur le signifiant et le signifié et surtout les rapports que ce signifiant et ce signifié peuvent avoir entre eux.
C’est là qu’on peut découvrir les tous premiers pas de Lacan, encore incertains, voire balbutiants mais néanmoins décisifs, sur ce qu’il appellera plus tard sa « linguisterie ». Ce terme il le choisira  pour  spécifier l’usage singulier qu’il fait de la linguistique car ce n’est pas sans quelques modifications de l’approche saussurienne du signifiant et du signifié qu’il la transfère dans le champ de la psychanalyse. …Lire la suite