
Au point d’acmé de la résistance
En reprenant la lecture de chacun des rêves de la fin de ce chapitre « La défiguration du rêve », J’ai été tout d’un coup frappée par l’importance en effet que Freud accorde à l’intensité de la résistance que ses énonciations mobilisent à chaque fois, résistance qui se manifeste par le désir que Freud ait tort quant à sa thèse que le rêve est la réalisation déguisée d’un désir refoulé.




j’ai commencé à travailler ce nouveau rêve. Il a un intérêt supplémentaire, outre son interprétation, c’est celui de montrer ce qu’était la technique analytique de Freud, en ce temps de l’interprétation des rêves. Il semble bien qu’il faisait, en fonction du matériau analytique livré par l’analysant, des hypothèses sur les événements survenus dans l’enfance du sujet qui avaient dû provoquer la névrose et surtout qu’il ne les gardait pas pour lui et lui en faisait part. Je pense que cette démarche devait correspondre à ce qu’il décrivait dans son article « Constructions en analyse ».
Ce rêve ne figure qu’en note de l’interprétation du rêve1. Il a été rapporté par le docteur Hermine von Hug-Hellmuth et il est cité par Freud pour décrire ce qu’est la fonction de la censure dans la déformation du rêve. Il n’a pas été interprété mais il est malgré tout assez transparent.
Dans ce chapitre III intitulé « le rêve est une réalisation de désir », Freud décrit quelques rêves qu’il qualifie de « simples ». Et bien sûr on peut se poser la question de ce qu’il entend par là. De la série d’exemples qu’il donne, il me semble qu’on peut en déduire qu’ils sont simples à déchiffrer et donc à interpréter. Ils ne font pas mystère du désir qui s’y exprime. Celui-ci n’est pas masqué, déguisé, comme il le précisera dans le chapitre suivant sous le titre la « défiguration du rêve ».