Le goût de la psychanalyse - Page 3 sur 27 - Liliane Fainsilber Le goût de la psychanalyse

Elle chante, elle rit, elle instruit, elle subvertit, elle est “tout langage” : L’expérience d’une psychanalyse n’est pas de tout repos, aussi bien, pour l’analysant que pour l’analyste mais tous deux peuvent aussi y trouver quelques plaisirs et quelques joies avec la découverte des plus jolies fleurs de l’inconscient. Rêves, lapsus et surtout traits d’esprit suffisent à susciter pour chacun ce goût de la psychanalyse. Avec les quelques pages de ce site nous souhaitons vous faire venir l’eau à la bouche, vous mettre en appétit. Ce site du goût de la psychanalyse est très ancien. J’essaie de le rendre plus vivant sous la forme de ce blog. Mais il est pour l’instant en plein chantier. Le temps qu’il prenne un aspect plus avenant, reportez vous à l’ancienne adresse.

9 – Les « petits mythes » du Petit-Hans

25 mai 2015 par Liliane Fainsilber

Lacan et le petit-HansLacan commence sa lecture de la cinquième des cinq psychanalyses, celle du Petit Hans, dans le séminaire de la relation d’objet. A titre de points de repères, il évoque le fantasme de la girafe chiffonnée dans la séance du 27 février 1957, puis la fonction du père réel du Petit Hans en tant qu’agent de la castration symbolique dans la séance du 6 mars 1957. Il y prend appui sur son tableau des trois registres de la privation, frustration, castration, surtout dans la séance du 13 mars 1957.Ce qu’il précise bien en prenant appui sur le cas du Petit Hans, c’est « le caractère fondamental du lien qu’il y a entre le père réel et la castration ». Autrement dit avec l’aide concrète de l’analyse du Petit Hans il tente de faire saisir ce qu’est la castration symbolique du sujet. …Lire la suite

13 – La suite du « programme du Petit-Hans » se déroule autour de l’entrepôt

19 mai 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansNous en sommes page 122 du texte du Petit-Hans. Nous avons repéré que Hans a en quelque sorte entériné l’interprétation de Freud. Il reconnaît que son cheval d’angoisse et son père ne font qu’un.
Il le reconnaît en effet par cette plaisanterie « Papa, reste ! Ne t’en va pas au galop ! »

Freud y apporte ce commentaire « Nous savons que cette partie de l’angoisse de Hans a deux composantes : la peur du père et la peur pour le père. La première dérive de son hostilité contre son père, la seconde du conflit de la tendresse – ici exagérée par réaction – avec l’hostilité. …Lire la suite

12 – « Papa, reste, ne t’en va pas au galop »

7 mai 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansCe dialogue se développe entre Hans et son père à la suite de l’intervention de Freud, son énonciation : « j’ai toujours su qu’un Petit Hans naîtrait un jour qui aimerait tellement sa mère qu’il serait par suite forcé d’avoir peur de son père, et que je l’avais annoncé à son père ». Tout ce qui est mentionné à cette page 121 des cinq psychanalyses est à considérer comme un effet de cette interprétation de Freud. …Lire la suite

11 – Les effets de l’interprétation de Freud

5 avril 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansNous en sommes p. 121 des Cinq psychanalyses. Freud décrit maintenant ce qu’on peut appeler les effets de son interprétation.  Au cours de sa rencontre avec le Petit-Hans, Freud lui a en effet dit «  Bien avant qu’il ne vint au monde, j’avais déjà su qu’un Petit Hans naîtrait un jour qui aimerait tellement sa mère qu’il serait par la suite forcé de d’avoir peur de son père, et je l’avais annoncé à son père. »
On ne peut qu’admirer l’élégance  de cette formulation. Il présente en effet cette interprétation comme une histoire, comme un conte pour enfant. Il joue au magicien ou un devin. L’essentiel porte sur le fait que ce ne sont pas des chevaux dont le Petit Hans a peur mais de son père. …Lire la suite

10 – Moustache et monocle du père

22 mars 2015 par Liliane Fainsilber

Freud et le Petit-HansAu bas de la page 119 Freud décrit ce qui s’est passé au cours de sa rencontre avec le Petit-Hans en présence de son père. Nous assistons sans doute ainsi à la première séance d’une analyse d’enfant. On y découvre il me semble le côté primesautier de Freud, sa spontanéité.

«  Cet après-midi là, le père et le fils vinrent me voir à ma consultation. Je connaissais déjà le drôle de petit bonhomme et, avec toute son assurance, il était si gentil que j’avais eu chaque fois plaisir à la voir. Je ne sais s’il se souvenait de moi, mais il se comporta de façon irréprochable et comme un membre tout à fait raisonnable de la société humaine. La consultation fut courte. Le père commença par dire que, malgré tous les éclaircissements donnés à Hans, sa peur des chevaux n’avait pas diminué. » …Lire la suite

Jouissance clitoridienne et jouissance vaginale

9 mars 2015 par Liliane Fainsilber

sainte thérèse d'avilaFreud les avait dénommées ainsi : jouissance clitoridienne et jouissance vaginale. Il faudrait les reprendre dans le texte freudien. Je ne sais plus où mais je me souviens qu’au moment où il décrit la façon dont l’une doit céder la place à l’autre, il trouve cette jolie métaphore, il compare la jouissance clitoridienne à la façon dont on doit démarrer un feu de bois à l’aide de petites brindilles, pour pouvoir faire un beau feu de cheminée. C’est la fonction de la jouissance clitoridienne, elle met le feu aux grosses bûches. C’est vrai que, dans le séminaire Encore, Lacan énonce que cette autre jouissance dite vaginale est de l’ordre de la mystique et qu’il essaie de la nommer d’une autre façon, jouissance supplémentaire, jouissance au-delà du phallus ou encore l’autre jouissance, mais il n’empêche qu’il utilise ce terme de jouissance vaginale dans ce chapitre même « Dieu et la jouissance de la femme » (la barré), même si c’est pour le regretter. C’est au bas de la page 69 : «  Bien entendu, tout ça dans le discours, hélas, de Freud comme dans l’amour courtois est recouvert pas de menues considérations sur la jouissance clitoridienne et sur la jouissance qu’on appelle comme on peut l’autre justement, celle que je suis entrain d’essayer de vous faire aborder par la voie logique car il n’y en a pas d’autre. Ce qui laisse quelque chance à ce que j’avance, à savoir que de cette jouissance, la femme ne sait rien, c’est que depuis le temps qu’on les supplie […] je parlais la dernière fois des psychanalystes femmes […] on n’a jamais rien pu en tirer. Alors on l’appelle comme on peut cette jouissance, vaginale, on parle pôle postérieur du museau de l’utérus et autres conneries, c’est le cas de le dire ». …Lire la suite

La question de l’ex-sistence en lien avec l’Autre jouissance

5 mars 2015 par Liliane Fainsilber

10945516_10203186731181446_8957923291270124024_nDans cette séance du séminaire Encore où il aborde la façon femelle de rater le rapport sexuel et d’y suppléer, Lacan évoque les deux formes de jouissance féminine, tout d’abord, la jouissance phallique, celle où Juliette fait de son Roméo, son oiseau, et l’autre jouissance, qui classiquement fait référence à la jouissance vaginale, opposée à la jouissance clitoridienne.
Au moment où il l’aborde il effectue une sorte d’appel aux hommes, aux hommes qui l’entourent, qui sont entrain de l’écouter : « Vous vous êtes peut-être aperçus – je parle naturellement ici aux quelques semblants d’hommes que je vois par ci, par là […] que comme ça, de temps en temps, entre deux portes, il y a quelque chose qui les secoue, les femmes, ou qui les secourt. Quand vous regarderez l’étymologie de ces deux mots dans le Bloch et Von Van Wartburg […] vous verrez le rapport qu’il y a entre eux. Ce n’est pas quelque chose qui arrive par hasard quand même… » …Lire la suite

8 – L’apparition de la girafe chiffonnée comme « mise en acte du symbolique comme tel »

19 février 2015 par Liliane Fainsilber

Lacan et le petit-HansC’est ce passage dans la séance du 2o décembre 1961 du séminaire l’Identification que l’on trouve ce commentaire de Lacan à propos de la girafe chiffonnée du petit Hans. Il en fait l’exemple même de « l’apparition du symbolique comme tel dans la dialectique psychique ». …Lire la suite

Le masque du symptôme, l’Idéal du moi et le Surmoi

3 janvier 2015 par Liliane Fainsilber

Dans le séminaire des Formations de l’inconscient, séance du 16 avril 1958, Lacan inscrit sur le graphe du désir, les deux formations freudiennes qui ont surgi ensemble dans la théorie freudienne, celles de l’Idéal du moi et du Surmoi.Il les reprend en fonction de ces trois lignes d’écritures qu’il avait inventées les séances précédentes,

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Qu’est-ce que le père réel ?

23 novembre 2014 par Liliane Fainsilber

 Les lecteurs de Lacan, et parmi eux, surtout les analysants et les analystes, ont souvent quelques difficultés avec les trois pères qualifiés par lui de  » père symbolique « ,  » père imaginaire  » et  » père réel « . Ils ont souvent d’autant plus de mal qu’ils ont en quelque sorte à raccorder et surtout à rendre cohérent ce qu’il en dit tout au long de ses trente ans de séminaires. …Lire la suite