Psychanalyse-Le goût de la psychanalyse Le goût de la psychanalyse

Articles dans la catégorie ‘Psychanalyse’

Le masque du symptôme, l’Idéal du moi et le Surmoi

samedi 3 janvier 2015

Dans le séminaire des Formations de l’inconscient, séance du 16 avril 1958, Lacan inscrit sur le graphe du désir, les deux formations freudiennes qui ont surgi ensemble dans la théorie freudienne, celles de l’Idéal du moi et du Surmoi.Il les reprend en fonction de ces trois lignes d’écritures qu’il avait inventées les séances précédentes,

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Qu’est-ce que le père réel ?

dimanche 23 novembre 2014

 Les lecteurs de Lacan, et parmi eux, surtout les analysants et les analystes, ont souvent quelques difficultés avec les trois pères qualifiés par lui de  » père symbolique « ,  » père imaginaire  » et  » père réel « . Ils ont souvent d’autant plus de mal qu’ils ont en quelque sorte à raccorder et surtout à rendre cohérent ce qu’il en dit tout au long de ses trente ans de séminaires. …Lire la suite

8- Le fantasme des deux girafes

vendredi 21 novembre 2014

 

 Ce fantasme est une étape essentielle de ce que Lacan a appelé cette « phobie en marche ». Il est mentionné page 116 et 117 des cinq psychanalyses. Dans la nuit du 26 au 27 mars, donc plus de trois mois après le début de ses troubles, le père du Petit Hans rapporte ainsi ce fantasme de deux girafes : …Lire la suite

7 – « Une phobie en marche »

mercredi 5 novembre 2014

Je suis toujours épatée de constater à quel point Lacan nous aide tellement à relire Freud. On ne peut que le constater à propos de ce qu’il nous dit de la phobie du Petit Hans, dans La relation d’objet (séance du 13 mars 1957) : «  Ce sur quoi je veux vous laisser c’est de vous demander d’ici la prochaine fois de reprendre le texte du Petit Hans et de vous apercevoir que c’est une phobie sans aucun doute mais si je puis dire une phobie en marche. Dès qu’elle est apparue tout de suite les parents ont pris le fil et jusqu’au point où elle se termine le père ne le quitte pas. » …Lire la suite

Freud et Lacan lisent Hamlet

mercredi 24 septembre 2014

laurence6-44391 Dans le séminaire « Le désir et son interprétation », Lacan commence par évoquer des rêves de mort du père puis il reprend ensuite très longuement le grand rêve du patient d’Ella Sharpe, le rêve dit du chaperon. Ce n’est qu’en troisième partie de ce séminaire qui entreprendra une lecture ligne à ligne de la tragédie d’Hamlet. Certes on peut justifier cet enchaînement du séminaire par son point de départ qui est celui du désir de la mort du père, désir qui est commun aussi bien au patient d’Ella Sharpe qu’à cet être de fiction, ce personnage d’Hamlet, mais cela ne saurait suffire par rapport au titre de ce séminaire qui pose la question du désir et de son interprétation et donc l’accès ou non à l’objet féminin. Or comme le plus souvent c’est par un retour au texte de Freud, que nous pouvons donner un bel éclairage du fil conducteur qui anime ce séminaire de Lacan. Il nous permet de l’interpréter. …Lire la suite

Qu’est-ce que la névrose ?

samedi 24 mai 2014

Dans ce chapitre IX d’inhibition, symptôme et angoisse, j’ai d’abord cru que  Freud s’occupait à nouveau  des liens du symptôme au développement de l’angoisse mais aussi  au danger extérieur et intérieur qui causent cette angoisse et qu’il revenait donc sur ce qu’il avait déjà explicité et donc qu’il radotait un peu  mais en fait, à la fin de ce chapitre,  il arrive à ce qui était sa visée à savoir une définition de ce qu’est la névrose. Pour la définir il était en effet nécessaire de articuler les uns aux autres ces trois termes, danger intérieur et extérieur, angoisse à la fois devant ces dangers et angoisse cause du refoulement, et  formation du symptôme.  …Lire la suite

L’édification du graphe complet ou graphe à deux étages

jeudi 8 mai 2014

 

L’inscription de toutes ses écritures

Dans la séance du 23 avril, Lacan dessine pour la première fois son graphe complet ou graphe à deux étages. Pour le construire, il met comme toujours en exercice, au titre d’exemple de son maniement, un exemple clinique. Ainsi dans le cours de ces séances il reprend l’observation d’Elisabeth Von R., pour décrire ce qu’il appelle cette «spaltung», cette division entre la Demande et le désir. Le désir se présentant toujours sous un masque, celui du symptôme. En l’occurrence celui d’Elisabeth était une douleur de la cuisse qui se réveillait au cours de ses séances. Mais Lacan a fait précéder la mise en place de ce graphe du désir de trois lignes de formules algébriques dont les lettres peuvent chacune être inscrites aux différents points d’intersection de ce graphe désormais complet. Il les a inscrites au tableau, sous leur forme encore totalement énigmatique parce qu’encore indéchiffrée dans la séance du 26 mars 1958. Il annonce qu’ainsi avec ces trois lignes de formules il compte conjuguer le désir avec le signifiant. …Lire la suite

les origines pulsionnelles de nos plus hautes performances intellectuelles

vendredi 21 mars 2014

L’isolation, un des mécanismes de fabrication du symptôme

 

Après l’annulation rétroactive, dans ce chapitre VI d’inhibition, symptôme et Angoisse,  Freud décrit ce qu’il appelle le mécanisme de l’isolation. Il rattache ce mécanisme d’une part à la concentration intellectuelle, d’autre part au tabou du toucher. Comme pour le premier mécanisme décrit, celui de l’annulation rétrospective, Freud décrit d’une part ce qui relève de la structure de la névrose et d’autre part de la « normalité ». …Lire la suite

L’annulation rétroactive et la compulsion de répétition

lundi 10 mars 2014

Dans ma version d’inhibition, symptôme et angoisse, celle du PUF, couverture marron, la page 42  est à la fois magistrale et terriblement difficile, ce qui est surprenant dans ce passage c’est qu’il rapproche l’un des mécanismes typiques des modes de refoulement de la névrose obsessionnelle, ce qu’il appelle « annulation rétroactive » de la « compulsion de répétition ». …Lire la suite

Un rêve de Freud, le rêve dit du W.C. de campagne

mardi 4 février 2014

Liliane Fainsilber
C’est l’un de mes rêves préférés.  Freud le raconte et l’interprète dans son livre l’Interprétation des rêves. On peut tout d’abord y mesurer le courage qu’il lui a fallu pour transgresser ainsi tous les tabous de la société viennoise de son époque, tabous, non seulement sexuels mais excrémentiels, et ce, en y décrivant ses propres rêves. Mais on y mesure également son humour et sa fantaisie : « Hercule, c’est moi !  » dit-il. …Lire la suite